Ah, le Grand Prix des États-Unis à Austin ! Un endroit où tout est grand : les steaks, les chapeaux de cow-boy et, apparemment, l’écart entre Max Verstappen et le reste du monde. Cette fois-ci, c’était la course sprint, une belle petite formalité pour Max, qui accumule les victoires comme un Texan accumule les kilocalories dans un barbecue. En seulement 19 tours, il a de nouveau prouvé qu’il était plus ou moins intouchable àaprès 4 mois et 8GP sans victoire. Enfin, presque, parce que derrière, c’était une véritable foire d’empoigne entre Ferrari, McLaren, et Mercedes. Alors, où en est-on après ce festival texan ?
Le départ : tout est joué d’avance
Les feux s’éteignent, et comme d’habitude, Verstappen s’élance avec la grâce d’un guépard dopé à l’adrénaline, laissant ses petits camarades se débrouiller dans la poussière texane. Norris, fidèle à son habitude de chasseur en embuscade, bondit de la quatrième à la deuxième place, dépassant un Leclerc qui semble avoir oublié qu’il devait tourner son volant. Russell, quant à lui, se retrouve également avalé par Norris particulièrement bien inspiré et efficace. Dès le premier virage, les Ferrari et Mercedes sont déjà à la lutte, tandis que Verstappen est loin devant à tel point qu’on pourrait croire qu’il a pris un raccourci. Il est à plus d’une seconde d’avance et donc à l’abri du DRS de Norris dès le 5eme tour.
Norris, l’éternel poissard

Lando Norris, ce sérieux concurrent, commence à être décroché par Verstappen au bout de quelques tours et déjà hors de portée DRS au tour 5. Apparemment, l’air texan ne réussit pas à la McLaren, et Norris commence à ressentir la pression de ses poursuivants. En l’occurrence, c’est Sainz qui s’approche dangereusement, comme un coyote affamé qui guette sa proie. Et là, dans le dernier tour au virage 1 en bout de ligne droite, sous la pression, Norris craque. Il allume ses pneus comme s’il essayait de griller des marshmallows sur le bord de la piste, et Sainz n’en demandait pas tant. Le pilote Ferrari en profite pour passer devant, laissant Norris se mordre les doigts dans son cockpit éjecté du podium !
Sainz, le matador

Carlos Sainz, quant à lui, a fait ce qu’il fait de mieux : être opportuniste. Le dépassement sur son coéquipier Leclerc dès le cinquième tour était impérial après un premier quart de course marqué par une pression constante sur le monégasque. Sur Russel d’abord puis sur Norris idem, rien à dire était propre, net et sans bavure, comme un bon coup d’épée lors d’une corrida. Et comme si cela ne suffisait pas, il a aussi pris soin de se débarrasser de son propre coéquipier, Charles Leclerc, un peu plus tôt dans la course. Oui, parce que chez Ferrari, l’entente entre coéquipiers, c’est un peu comme l’humour dans une conférence de presse de Toto Wolff : ça n’existe pas. Sainz n’a pas attendu la moindre consigne de la Scuderia pour ravir la quatrième place à Leclerc, avant d’aller tranquillement dévorer Norris pour s’installer en deuxième position.
Leclerc, le roi du tour rapide inutile

Charles Leclerc, justement, a fait ce qu’il sait faire de mieux : être brillant… mais pas assez pour gagner. Au 11e tour, il claque un temps canon, 1’37”748, le meilleur tour de la course. Bravo Charles, vraiment. Sauf que dans une course sprint, ça ne sert à rien, puisque personne ne gagne de points pour le meilleur tour. C’est un peu comme gagner le prix du plus beau costume à Halloween, mais repartir les mains vides parce que le but, c’était de récolter des bonbons. Leclerc finit la course en quatrième position après une ultime erreur alors qu’il était revenu au contact immédiat d’un Norris en claire difficultés. Dommage, quand ça veut pas, ça veut pas !
Mercedes : les larmes d’un Russell, les rires d’un Hamilton

Chez Mercedes, l’ambiance n’est pas franchement à la fête non plus. George Russell, parti avec un enthousiasme débordant, a rapidement été dégonflé comme un ballon de baudruche. Après s’être fait doubler par Sainz, il voit aussi Leclerc lui passer sous le nez, au moment où ses pneus avant commencent à rendre l’âme. En attendant, Hamilton, qui a passé la première moitié de la course à gérer ses gommes tranquillement, revient sur son jeune coéquipier avec la précision d’un chirurgien. Les deux pilotes Mercedes se rapprochent l’un de l’autre dans les derniers tours, mais chez Mercedes, on préfère jouer la carte de la prudence en leur demandant de ne pas se battre. De toute façon, Russell n’avait plus la moindre chance de défendre sa place.
Les rescapés du fond de grille : Magnussen et Hülkenberg

Du côté de Haas, c’est la fête des survivants. Kevin Magnussen et Nico Hülkenberg, ces deux gladiateurs du fond de grille, ont réussi à se maintenir dans les points avec leurs modestes VF-23. Magnussen termine septième, ce qui est un véritable exploit vu les performances de la voiture cette saison. Quant à Hülkenberg, il se fait un peu voler la vedette par son coéquipier, mais il termine quand même dans les points, en huitième position. C’est presque émouvant de voir Haas marquer des points sur leur propre sol, même si personne n’oserait appeler cela une victoire.
Piastri : la remontée pour rien
Oscar Piastri, lui, a passé la course à jouer les montagnes russes. Parti 16e après une séance de qualifications désastreuse, il parvient à remonter dans le peloton avec un style digne d’un cascadeur. Au 14e tour, il dépasse Tsunoda après une bataille acharnée, puis Colapinto pour se hisser à la 10e place. En complément une pénalité de cinq secondes, infligée pour un dépassement hors des règles, ruine ses espoirs de points réservés au top 8. Malgré tout, l’Australien a montré une belle ténacité. Dommage que les commissaires n’aient pas apprécié autant son audace.
Verstappen : en route pour le titre

Pendant ce temps, à l’avant, Max Verstappen faisait ce qu’il fait de mieux : rouler, gagner, répéter. Avec cette victoire en sprint, il prend huit points supplémentaires et accentue son avance au championnat sur Norris, qui reste son principal rival pour le titre. Honnêtement, Max pourrait faire ces courses en mode automatique que le résultat serait le même. Même Sainz, avec ses belles manœuvres de toréador, n’a jamais été une menace sérieuse pour le taureau Néerlandais. Verstappen aurait pu conduire en sirotant un soda que ça n’aurait rien changé.
Conclusion
Bref, cette course sprint à Austin n’a rien apporté de surprenant. Verstappen a encore dominé sur un circuit qu’il peut considérer comme sien en empochant sa quatrième victoire en Sprint de la saison, Norris a encore été malheureux, et Ferrari s’est encore emmêlé les pinceaux entre ses deux pilotes mais peut se rassurer en ayant annihiler le problème de marsouinage vu à Barcelone en régler avec le nouveau fond plat. La vraie question maintenant, c’est : qui pourra arrêter Max dimanche lors de la course principale ? La réponse, vous la connaissez déjà…ou pas !
| Pos | Pilote | Team | Chrono | Points |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Max Verstappen | Red Bull Racing Honda RBPT | 31:06.146 | 8 |
| 2 | Carlos Sainz | Ferrari | +3.882s | 7 |
| 3 | Lando Norris | McLaren Mercedes | +6.240s | 6 |
| 4 | Charles Leclerc | Ferrari | +6.956s | 5 |
| 5 | George Russell | Mercedes | +15.766s | 4 |
| 6 | Lewis Hamilton | Mercedes | +18.724s | 3 |
| 7 | Kevin Magnussen | Haas Ferrari | +25.161s | 2 |
| 8 | Nico Hulkenberg | Haas Ferrari | +26.588s | 1 |