samedi, octobre 17, 2026
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Bagnaia s’impose enfin et Marquez chasse Marquez…

Le week-end dernier, le MotoGP a débarqué sur le Circuit of The Americas (COTA) à Austin, et comme prévu par les Nostradamus du bulletin météo, la pluie a transformé cette troisième manche de 2025 en un véritable vaudeville texan (si, si c’est possible!). Départ retardé, pagaille générale, et un Marc Marquez qui passe de shérif invincible à clown malgré lui : voilà le menu servi dimanche. Pecco Bagnaia, d’habitude aussi fade qu’un taco sans sauce sur ce tracé, a enfin brisé son plafond de verre local, profitant du chaos signé Marquez. Merci, Marc, t’es un amour ! Et pendant que l’aîné des Marquez se ramasse, devinez qui prend les rênes du championnat ? L’autre Marquez, Alex, évidemment. On reste en famille.

Avant même que les feux ne s’allument, la pluie a décidé de jouer les divas. Fabio Quartararo, toujours partant pour une glissade gratuite, s’est vautré dès le tour de reconnaissance – un échauffement, dirons-nous. Puis, à trois minutes du départ, Marc Marquez, pris d’une illumination divine, a déserté la grille comme un voleur, direction le box pour choper une moto slick. Bagnaia, Alex Marquez et Di Giannantonio ont suivi comme des canetons perdus, tandis que les mécanos sprintaient dans la pitlane façon marathon de Black Friday. Pendant ce temps, les malins – ou les flemmards – comme Luca Marini et Brad Binder restaient plantés sur leurs slicks, l’air de dire : « Faites-vous plaisir, les gars. » Mais avec ce cirque, la direction de course a sorti les drapeaux rouges. Mike Webb, grand chef du bazar, a marmonné : « Trop de motos, trop de pilotes, trop de panique, on remet à plus tard. » Super organisation, on applaudit. Comme souvent ce sont les leaders d’une série qui donnent le tempo à la Direction de Course…

Après une pause digne d’un interlude télé, nouveau départ à 14h10, procédure rapide, grille intacte, tout le monde sur slicks. Sauf que, bien sûr, ça ne pouvait pas être simple. Maverick Viñales voit sa KTM jouer les capricieuses et doit être évacué comme un vieux meuble. Enfin, les feux s’éteignent, et Marc Marquez, en bon cow-boy texan, s’offre le holeshot avec l’assurance d’un type qui a gagné ici sept fois. Derrière, Alex Marquez bloque un Bagnaia fébrile, qui tente des dépassements maladroits aux virages 11 et 12, sans succès. À la fin du premier tour, Marc a déjà 1,1 seconde d’avance, suivi par Alex, Pecco et “Diggia”, pendant que Jack Miller et Franco Morbidelli se chamaillent pour les miettes.

Au 4e tour, Marc creuse l’écart à 1,4 seconde, et Bagnaia, enfin libéré d’Alex au virage 12, se met à rêver d’un miracle. Mais Marc, en mode Terminator, aligne un 2:02.466 au 5e tour, puis un 2:02.433, portant son avance à deux secondes. Derrière, Pedro Acosta, en pleine baston pour la 6e place, décide que le gravier est plus sexy et s’y vautre au virage 1. Classique.

Et puis, le moment qu’on attendait tous (puisqu’à moins d’une faute de la fourmi, Marc Marquez est imbattable), le dieu du COTA, se prend pour Icare. Au virage 4, il mord le vibreur comme un affamé, touche une flaque, perd l’avant, et s’étale lamentablement. Adieu, le 100 % de victoires. Il remonte en 18e, sans repose-pied droit et avec une Ducati qui ressemble à une épave façon Mad Max. Viñales et Savadori le doublent sans même un regard, et au 13e tour, Marc abandonne, la mine déconfite. Bye-bye, légende.

Bagnaia, ravi de ce cadeau tombé du ciel, prend les commandes avec 1,6 seconde sur Alex Marquez et 2,2 sur Di Giannantonio. À 4 tours de la fin, son avance grimpe à trois secondes, et il gère ça comme un fonctionnaire zélé. Alex, lui, doit garder “Diggia” à distance, qui rôde à 1,3 seconde comme un vautour affamé. Dans le final, Fermin Aldeguer, rookie en mode bulldozer, arrache la 5e place à Miller avant de se planter au virage 15 – dommage. Johann Zarco, en vue d’un top 10, finit aussi dans le décor au virage 12. Un vrai festival de fin d’hiver.

Pos.RiderTeamChrono
1F. BagnaiaDUCATI39:00.191
2A. MarquezGRESINI+2.089
3F. Di GiannantonioVR46+3.594
4F. MorbidelliVR46+10.732
5J. MillerYAMAHA+11.857
6M. BezzecchiAPRILIA+12.238
7E. BastianiniKTM TECH3+12.815
8L. MariniHONDA+15.646
9A. OguraTRACKHOUSE+16.344
10F. QuartararoYAMAHA+18.255

À l’arrivée, Bagnaia empoche 25 points et sa 30e victoire MotoGP, un exploit qu’il célèbre avec la fougue d’un comptable promu. Alex Marquez, abonné à la 2e place comme d’autres aux abonnements Netflix, s’empare du championnat. Di Giannantonio, content de sa 3e place, complète le podium. Derrière, Morbidelli (4e), Miller (5e), Bezzecchi (6e), Bastianini (7e), Marini (8e), Ogura (9e) et Quartararo (10e) ramassent les restes, suivis par Rins, Raul Fernandez, Augusto Fernandez, Viñales et Savadori.

Pos.RiderTeamPoints
1A. MarquezGRESINI87
2M. MarquezDUCATI86
3F. BagnaiaDUCATI75
4F. MorbidelliVR4655
5F. Di GiannantonioVR4644
6A. OguraTRACKHOUSE25
7J. ZarcoHONDA LCR25
8M. BezzecchiAPRILIA24
9L. MariniHONDA HRC20
10J. MillerPRIMA YAMAHA19

Quel bordel délicieux ! Marc se sabote, Pecco se découvre un talent texan, et Alex joue les chefs en douce. La pluie a tout foutu en l’air, et on en redemande. Prochain arrêt : Qatar, où Bagnaia risque de fanfaronner. Yee-haw !

cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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