Vous pensiez que Bakou ne pouvait pas faire plus dingue que les éditions précédentes ? Détrompez-vous ! Entre Oscar Piastri qui décroche une deuxième victoire digne d’un scénariste hollywoodien, une bagarre explosive entre Sergio Perez et Carlos Sainz façon “Fast and Furious”, et Max Verstappen qui découvre ce qu’est une mauvaise journée de boulot, ce Grand Prix nous a encore prouvé que Bakou n’est pas un simple circuit urbain… C’est une télé-réalité à 300 km/h.
Accrochez vos ceintures, on vous embarque dans le Grand Prix de Bakou version 2024 : Piastri triomphe, Leclerc termine deuxième, Russell finit en opportuniste de l’année, et Verstappen… eh bien, disons qu’il a pris un petit coup d’humilité.
Leclerc en pole, Piastri en embuscade : “Charles, tu peux la garder, ta pole”
L’histoire du week-end commence dès les qualifications avec Charles Leclerc, qui nous offre une nouvelle pole position à Bakou. C’est un peu devenu sa signature à ce stade. Leclerc en pole à Bakou, c’est comme le croissant le dimanche matin : on sait que ça arrive, mais ce n’est pas pour autant qu’on va en faire une chanson. Cette fois encore, Leclerc nous a montré qu’il sait claquer des chronos comme personne… sauf qu’il faudrait peut-être commencer à penser à gagner une course avec ça.
Oscar Piastri, pendant ce temps, attend patiemment son heure. En embuscade au départ à la deuxième place sur la grille, le jeune Australien se dit sûrement : « Ok, Charles, amuse-toi avec ta pole, moi je vais me concentrer sur comment ne pas la gâcher dans les 15 premiers tours, pas vrai ? »
Le coup de maître de Piastri : patience, pneus et coup de génie
Et c’est exactement ce qu’il a fait. Dès que la course a démarré, Leclerc a fait ce qu’il fait de mieux : conserver sa première place… un temps. On commence à avoir l’habitude : la Ferrari est rapide sur un tour, mais sur la longueur, c’est une autre histoire. Le Monégasque voit rapidement ses pneus partir en fumée plus vite que ses espoirs de victoire à Bakou, et c’est là que Piastri sort les crocs.
Au tour 16, Leclerc est forcé de rentrer au stand, et hop, Piastri passe devant comme un voleur qui attrape un croissant encore chaud dans la vitrine d’une boulangerie parisienne après un dépassement mûrement réfléchi en utilisant à plein le DRS. C’est l’occasion pour Oscar de prouver qu’il sait faire mieux qu’une pole position : il sait gagner des courses. Tout au long du premier tiers de course, le jeune Australien gère ses pneus avec l’expertise d’un vieil expert qui aurait fait 15 saisons de F1.
Verstappen en perdition : “Attendez… c’est ça l’échec ?”

Pendant que Piastri déroule son plan parfaitement huilé, Max Verstappen, lui, vit un Grand Prix qui ressemble à une session de karting un dimanche pluvieux : chaotique, frustrant, et absolument pas fun. Si Red Bull a souvent l’air d’un train à grande vitesse qui ne s’arrête jamais, cette fois-ci, c’était plus le vieux wagon de queue qui couine. Problème de puissance par ci, mauvaise stratégie par là… bref, Max a passé son dimanche à Bakou comme beaucoup de gens passent leurs lundis matin : à essayer de comprendre ce qui ne va pas. A l’opposé, son coéquipier traditionnellement en retrait de son chef de file sort les crocs…
Résultat des courses ? Cinquième. Oui, cinquième, c’est presque aussi inimaginable que d’entendre un pilote Ferrari dire qu’il est content de son moteur. Max, pour une fois, a dû goûter à l’amertume de la médiocrité. Ça doit piquer pour le champion du monde en titre, mais bon, ça nous prouve qu’il est humain. Qui aurait cru ?
Perez vs Sainz : un remake de “Transformers” dans l’avant-dernier tour

Si Verstappen est resté hors des feux de l’action (et heureusement pour lui), ses camarades de jeu ne se sont pas gênés pour enflammer la course. En particulier Sergio Perez et Carlos Sainz, qui nous ont offert le clou du spectacle. Ces deux-là se sont lancés dans une danse aussi dangereuse qu’un concours de limbo entre deux bus en marche.
Le contexte ? On est dans l’avant-dernier tour, et ces deux gentlemen ne se battent pas pour des miettes, mais pour le podium. Sainz, décidé à se faire une place au soleil tout en protégeant le leader de l’écurie Leclerc alors P2, a tenté une manœuvre un peu osée. Perez, lui, fidèle à sa réputation, n’a pas lâché l’affaire. Résultat ? Contact direct, façon “Michael Bay présente : la Formule 1”. Les deux pilotes finissent dans le mur, et tout le monde se dit : « Mais pourquoi faire simple quand on peut tout détruire ? »
Leclerc et Russell sur le podium : merci Perez et Sainz !

Avec Perez et Sainz out, la voie est libre pour Leclerc et George Russell de finir en héros inattendus de cette pagaille généralisée. Leclerc finit deuxième, sauvant les meubles chez Ferrari. Quant à Russell, il a fait ce qu’il fait de mieux : ramasser les miettes des accidents des autres pour grimper sur le podium en mode opportuniste. George, ce n’est pas un mauvais garçon, il est juste très doué pour être au bon endroit au bon moment.
La revanche de Piastri : une victoire sans contestation, après la Hongrie
Ah, Oscar Piastri, que dire de lui ? Sa victoire à Bakou vient effacer les souvenirs houleux de sa première victoire en Hongrie quand son coéquipier Norris avait été tenu par son team de lâcher la victoire au profit de l’australien. Rappelez-vous, cette victoire controversée, où même son chat avait été interrogé pour savoir si la victoire était vraiment méritée. Cette fois-ci, aucun doute : Piastri a écrasé la concurrence et s’est offert une belle balade sous le soleil de l’Azerbaïdjan.
“C’est sympa de gagner sans avoir à lire les règles pendant trois heures après la course”, a sûrement pensé Oscar en passant la ligne d’arrivée.
Conclusion : Bakou, encore un cirque !
Alors, qu’avons-nous appris du Grand Prix de Bakou 2024 ? Premièrement, Oscar Piastri est désormais un sérieux client. Deuxièmement, Max Verstappen est effectivement mortel. Et troisièmement, si vous avez envie d’action, de drama, et d’accidents à répétition, Bakou est définitivement le circuit à ne pas manquer.
Oscar Piastri l’a pensé si fort que je l’ai entendu après la course : “Bakou, c’est un peu comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel accrochage on va tomber.”
| POS | Pilote | Ecurie | Chrono | PTS |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes | 1:32:58.007 | 25 |
| 2 | Charles Leclerc | Ferrari | +10.910s | 18 |
| 3 | George Russell | Mercedes | +31.328s | 15 |
| 4 | Lando Norris | McLaren Mercedes | +36.143s | 13 |
| 5 | Max Verstappen | Red Bull Racing Honda RBPT | +77.098s | 10 |
| 6 | Fernando Alonso | Aston Martin Aramco Mercedes | +85.468s | 8 |
| 7 | Alexander Albon | Williams Mercedes | +87.396s | 6 |
| 8 | Franco Colapinto | Williams Mercedes | +89.541s | 4 |
| 9 | Lewis Hamilton | Mercedes | +92.401s | 2 |
| 10 | Oliver Bearman | Haas Ferrari | +93.127s | 1 |
Toutefois, Verstappen conserve les commandes du championnat avec 59 points d’avance sur Norris alors que Mc Laren assied sa main mise chez les Constructeurs.
| POS | Pilote | Ecurie | PTS |
|---|---|---|---|
| 1 | Max Verstappen | Red Bull Racing Honda RBPT | 313 |
| 2 | Lando Norris | McLaren Mercedes | 254 |
| 3 | Charles Leclerc | Ferrari | 235 |
| 4 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes | 222 |
| 5 | Carlos Sainz | Ferrari | 184 |
| POS | TEAM | PTS |
|---|---|---|
| 1 | McLaren Mercedes | 476 |
| 2 | Red Bull Racing Honda RBPT | 456 |
| 3 | Ferrari | 425 |
| 4 | Mercedes | 309 |
| 5 | Aston Martin Aramco Mercedes | 82 |
Prochain rendez-vous sur un autre urbain à Singapour le week end prochain