Le World Rallycross a décidément la peau dure. Après avoir flirté avec la disparition aussi intensément qu’un influenceur en mal de likes, la discipline renaît de ses cendres, tel un phénix carbopropulsé, exhumé in extremis du chaos par la FIA. Exit le soutien Red Bull, les paillettes marketing et les casquettes fluos. Place à la vraie baston, aux carrosseries froissées et aux moteurs – qu’ils soient thermiques ou électriques – qui gueulent leur rage dans une arène de poussière et de gravier. Bienvenue à Nyirád, troisième manche de cette saison 2025 déjà aussi imprévisible qu’un Joker Lap mal calculé.
D’un marécage suédois à une marmite hongroise

Après un lancement sous le soleil de Lousada, qui a davantage servi de séance de bronzette portugaise pour les mécanos que de révélation sportive, et un enfer humide du nom de Höljes — où les pilotes ont passé plus de temps à jongler avec l’adhérence qu’à rouler droit — c’est maintenant l’heure de retrouver le Red Cauldron. Nyirád, pour les intimes. Un tracé mythique, un vrai, avec du relief, de la poussière, du grip qui joue à cache-cache et des virages taillés pour briser des carrières — ou au moins quelques triangles de suspension.
Un circuit qui n’a jamais entendu parler de pitié

Le menu est simple : 1 220 mètres de torture technique, étendus à 1 290 si vous vous sentez l’âme d’un stratège et osez le Joker Lap (+70m de souffrance volontaire). Avec 52 % d’asphalte et 48 % de gravier roux, c’est la piste parfaite pour un mix glissade/précision/doublage kamikaze. Le tout parsemé de 24,5 mètres de dénivelé – ce qui, en langage RX, signifie des sauts, des compressions et des suspensions qui implorent le droit de grève.
La largeur varie entre 10 et 16 mètres. C’est large, mais jamais assez quand trois furieux voire plus décident d’arriver de front au premier virage. Ajoutez à cela des tribunes serrées, des spectateurs accrochés à leurs klaxons, et une ambiance hongroise survoltée, et vous avez l’équation idéale pour un week-end où tout peut arriver – surtout le pire.
Grönholm vs Kristoffersson : la guerre froide version RX

Au classement, Niclas Grönholm mène la danse. Calme, efficace, méthodique, il incarne le stoïcisme finlandais. Mais derrière, Johan Kristoffersson n’a pas dit son dernier mot. Le GOAT Suédois a fait parler la poudre à domicile à Höljes et débarque en Hongrie avec une motivation renouvelée et une boîte à gifles bien remplie.
Et comme si ce duel nordique ne suffisait pas, l’affrontement thermique vs électrique continue de faire rage. D’un côté, les bons vieux moteurs à combustion, râleurs et brûlants comme une cafetière italienne. De l’autre, les bolides électriques, silencieux comme des ninjas mais tout aussi brutaux quand il s’agit d’écraser le chrono. Ce choc de philosophies prend ici un goût tout particulier sur une piste qui ne fait aucun cadeau aux kilos de batterie en trop ni aux échappements en surchauffe.
Nyirád : le piège à pilotes

À Nyirád, l’erreur n’est pas une option, elle est une promesse. Les trajectoires doivent être chirurgicales, les freinages millimétrés, et le timing du Joker Lap aussi précis qu’un vol low-cost qui décolle à l’heure. C’est un circuit où chaque virage peut se transformer en tranchée et où un départ raté vous condamne à jouer les doublures dans le bac à sable jusqu’à la prochaine course.
Les accrochages seront nombreux, les insultes dans les intercoms fréquentes, et les mécanos n’auront pas une minute de répit entre deux redressements de capot.
Les divisions RX1 et RX3 : parce que trop de chaos, ce n’est jamais assez

Et comme le World RX ne fait jamais les choses à moitié, les catégories RX1 et RX3 européennes viendront compléter le tableau du week-end. Autrement dit, encore plus de voitures, encore plus de bastons, et encore plus de pilotes qui confondent trajectoire idéale et volonté divine.
Les jeunes loups du RX3 voudront briller en envoyant tout dans les rails pour impressionner. Ceux du RX1, eux, auront à cœur de prouver qu’ils méritent leur place dans la cour des grands. Résultat ? Un paddock surpeuplé, un timing serré et une direction de course sous tension permanente.
Nyirád, théâtre d’un championnat sous tension

Le World RX version 2025 est peut-être passé par la case réanimation, mais il est loin d’être amorphe. Les courses sont plus serrées, les rivalités plus acérées, et la tension monte à chaque virage. Dans cette nouvelle ère post-Red Bull, le rallycross redevient ce qu’il aurait toujours dû rester : brut, imprévisible, mécanique et sale.
Alors rangez vos politesses pour d’autres séries et connectez-vous sur Youtube pour suivre les courses live, le Red Cauldron ne tolère ni faiblesse ni calcul. À Nyirád, on ne gagne pas par finesse. On survit par instinct. Et à la fin, il ne restera qu’un vainqueur… et beaucoup de tôles froissées.
| Intitulé | Durée | Local | Réunion | Vietnam |
| Samedi 19 Juillet | ||||
| FP1 | 10′ | 10h00 | 12h00 | 15h00 |
| FP2 | 10′ | 11h19 | 13h19 | 16h19 |
| Q1 | 10′ | 14h15 | 16h15 | 19h15 |
| Q2 | 10′ | 15h45 | 17h45 | 20h45 |
| Dimanche 20 Juillet | ||||
| Warmup | 5′ | 09h30 | 11h30 | 14h30 |
| Q3 | 10′ | 10h45 | 12h45 | 15h45 |
| Q4 | 10′ | 12h15 | 14h15 | 17h15 |
| Semi finals | 5 tours | 14h45 | 16h45 | 19h45 |
| Finale | 6 tours | 15h37 | 17h37 | 20h37 |