Ce week-end, le MotoGP boucle sa tournée “outre-mer” avec un arrêt au Lusail International Circuit, au Qatar, pour un Grand Prix nocturne qui sent le pétrole et l’adrénaline. Quatrième manche de 2025, et dernier round avant que les pilotes ne retrouvent le confort des circuits européens – enfin, si on peut appeler ça du confort quand tu te bats à 300 km/h contre des types qui rêvent de te coller au mur. Sous les floodlights de Doha, la piste de 5,38 km a la réputation de livrer des classiques, mais aussi de révéler qui a vraiment des nerfs d’acier – ou juste une chance insolente.

En tête du championnat, on trouve Alex Márquez, le frangin sage de la famille Gresini, avec six P2 (trois en Sprint, trois en GP) mais toujours pas de victoire en MotoGP. À Losail, il rêve de rejoindre Casey Stoner, Enea Bastianini et Fabio Di Giannantonio dans le club des premiers gagnants qataris. À un point derrière, son grand frère Marc Márquez (Ducati) rumine sa chute au COTA, qui lui a coûté la tête du classement. Marc, invincible ? Pas ici : sa seule victoire à Lusail remonte à 2014, et depuis, il collectionne les duels perdus face à Rossi ou Dovizioso. Pendant ce temps, Francesco “Pecco” Bagnaia (Ducati), vainqueur l’an dernier, savoure son premier succès 2025 à Austin et compte bien rappeler qu’il n’est pas juste là pour ramasser les miettes.

Mais la vraie star du week-end, c’est Jorge Martín, le champion en titre qui fait enfin son grand retour sur l’Aprilia RS-GP25. Blessé à Sepang, victime d’une cascade d’entraînement avant la Thaïlande – fractures au radius, scaphoïde et calcanéum –, le “Martinator” a raté les trois premières courses. Il débarque à Doha avec son numéro 1 flambant neuf, arraché aux Ducati l’an passé, mais aussi avec un corps en kit et une condition physique qu’il avoue lui-même loin des 100 %. « Finir la course serait une victoire », dit-il. Mouais, Jorge, on t’a connu plus conquérant. Avec deux poles et deux P3 à Lusail dans le passé, il peut créer des étincelles – ou juste s’éteindre comme une ampoule grillée sous les projecteurs.
Revenons à l’histoire de ce circuit, parce que Losail, c’est une machine à souvenirs. 2005 : Rossi vole la victoire à Melandri sur le dernier tour, pendant que Marco pleure son premier succès en MotoGP. 2013 : Marc Márquez débarque en rookie, se fait remonter par un Rossi revanchard après son fiasco Ducati. 2014 : les deux se fritent encore, et Márquez l’emporte dans un finish à faire trembler les chameaux. 2018 et 2019 ? Les débuts de la saga Márquez-Dovizioso, avec “Dovi” qui joue les maestros du dernier virage, laissant Marc dans le sable – littéralement. Cette piste adore les drames de fin de course, et 2025 ne devrait pas faire exception.

Le plateau est brûlant. Fabio Di Giannantonio (VR46), vainqueur en 2023, vient de claquer un podium à COTA et talonne Franco Morbidelli, qui, lui, n’a jamais vu le top 10 ici – cherchez l’erreur. Ai Ogura (Trackhouse), rookie en feu, et Marco Bezzecchi (Aprilia), qui veut oublier son calvaire texan, sont dans le coup. Chez KTM, Brad Binder, podium à Lusail en 2021 et 2023, rêve d’un top 3, pendant que Bastianini et Acosta espèrent suivre. Et puis il y a les éclopés en quête de rédemption : Maverick Viñales (KTM), rapide mais maudit à Austin, ou Fermín Aldeguer (Gresini), crashé en fin de course au Texas. Même Miguel Oliveira (Pramac Yamaha) reste sur le carreau, remplacé par Augusto Fernández. Ça sent la guerre des nerfs.
Martín, lui, doit dompter une Aprilia véloce mais qui n’a pas encore ses marques avec lui. L’Espagnol est un as des départs (deux poles ici), mais avec un physique en carton, il risque de finir la course en mode tortue boiteuse. Face à lui, Marc Márquez veut laver l’affront de COTA, Alex vise la consécration, et Pecco joue la régularité. Les autres ? Des outsiders prêts à profiter du moindre faux pas – parce qu’à Losail, une erreur, et tu finis dans le décor ou dans les highlights de la honte.

Alors, qui va briller sous les néons qataris ? Marc, malgré ses démons locaux ? Alex, pour une première historique ? Ou Martín, en mode comeback héroïque (ou pathétique) ? Cinq vainqueurs différents en cinq ans, et une tradition de premières victoires : le suspense est total. Une chose est sûre : entre les rivalités, les corps en vrac et les projecteurs, ce GP qui suit la classique texane est une autre forme de rodéo … incandescent. Que le meilleur (ou le moins amoché) gagne !
| Intitulé | Durée | Local | Réunion | Europe | Vietnam |
| Vendredi 11 Avril | |||||
| FP1 | 45′ | 15h45 | 16h45 | 14h45 | 19h45 |
| FP | 60′ | 20h00 | 21h00 | 19h00 | 00h00 |
| Samedi 12 Avril | |||||
| FP2 | 30′ | 15h00 | 16h00 | 14h00 | 19h00 |
| Qualifs | 40′ | 15h40 | 16h40 | 14h40 | 19h40 |
| Sprint Race | 11 tours | 20h00 | 21h00 | 19h00 | 00h00 |
| Dimanche 13 Avril | |||||
| Warm up | 10′ | 15h40 | 16h40 | 14h40 | 19h40 |
| Course | 22 tours | 20h00 | 21h00 | 19h00 | 00h00 |