Onzième round de la catégorie reine, septième manche pour les quarts de litre de la conférence Ouest, le Supercross de Seattle s’invite ce week-end au Lumen Field, ce mastodonte architectural qui, soyons honnêtes, a vu passer plus de touchdowns foireux que de whips bien sentis. Dans un calendrier interminable de 17 rendez-vous – parce que oui, apparemment, 16 courses, c’était trop peu pour épuiser les pilotes et les spectateurs –, Seattle promet du spectacle, du chaos et probablement quelques ego froissés.
Le tracé ? Un condensé de sadisme technique qui ferait passer un parcours de crossfit pour une promenade de santé. Ça commence fort avec une ligne droite interminable – le genre où les pilotes se prennent pour des dragsters sponsorisés par Monster Energy –, suivie d’un gauche fermé qui hurle “embouteillage garanti”. Le holeshot ? Une boucherie assurée, où les coudes vont voler plus vite que les insultes dans un vestiaire après une défaite. Ensuite, deux lignes consécutives de doubles et triples rapides, histoire de tester les suspensions et les nerfs des pilotes. On enchaine sur un retour par cette fameuse ligne de départ, où les mecs seront “flat out” – comprenez : gaz à fond, cerveau en option – pour un passage sur la ligne avec un whip obligatoire, parce que sans style, autant rester chez soi.
Mais le clou du spectacle, c’est ce triple sauvage suivi d’un freinage de trappeur qui débouche sur une ligne de whoops. Ces bosses infernales, c’est le moment où les héros se séparent des zéros : soit tu les survoles comme un dieu, soit tu te vautres comme un rookie qui a oublié de visser son casque. Ça se termine par un énorme double, un dernier retour en ligne droite, et rebelote pour un nouveau tour. Ultra compact, ce circuit ? Plutôt une cocotte-minute prête à exploser.
Catégorie reine : Webb tient bon, Sexton bave derrière

En 450, Cooper Webb trône toujours avec sa plaque rouge, cet insupportable bout de plastique qui rappelle à tous qu’il est le patron… pour l’instant. Huit petits points le séparent de Chase Sexton, tapi dans l’ombre comme un vautour qui sent l’odeur du sang. Webb, avec son style chirurgical et son air de mec qui ne sourit jamais, doit commencer à sentir la pression. Sexton, lui, n’attend qu’une erreur, un dérapage, un excès de confiance pour lui arracher la couronne. Derrière, Ken Roczen traîne à plus d’une victoire d’écart, probablement en train de ruminer ses rêves de gloire pendant que le reste de la meute – Malcolm “Predator” Stewart, Justin Cooper, Jason “El ombre” Anderson ou Justin “Bam bam” Barcia – regarde le podium de loin, très loin, avec des jumelles fatiguées. À ce stade, on se demande si certains ne courent pas juste pour le chèque et les likes sur Instagram.
SX250 Ouest : Deegan, le gamin qui agace

Côté 250 Ouest, Haiden Deegan, ce jeune prodige qui énerve autant qu’il impressionne, tient la barre avec 12 points d’avance sur Julien Beaumer. 7 courses, deux victoires et 6 podiums ! À seulement 19 ans, Deegan roule comme s’il avait inventé le Supercross, et ça marche : il est en tête, il gagne, et il fait taire les haters avec un sourire narquois qui doit rendre ses rivaux fous. Beaumer, en embuscade, rêve de lui voler la vedette, mais il va falloir plus qu’un bon départ pour déloger le fils spirituel de la hype. Cole Davies complète le podium provisoire, mais avec une victoire de retard, on dirait plus un spectateur privilégié qu’un réel prétendant. Les autres ? Des figurants dans un film où Deegan joue le rôle principal.
Un sprint final qui promet des sueurs
Avec Seattle, on entame la dernière ligne droite – ou plutôt le dernier enchaînement de whoops – d’une saison qui ne laisse plus de répit. À partir de maintenant, c’est un marathon hebdomadaire jusqu’à Salt Lake City, le 10 mai, où tout se jouera. Les pilotes n’ont plus le droit à l’erreur, les mécaniciens vont prier pour que les motos tiennent le choc, et les fans, eux, vont s’arracher les cheveux devant des courses qui s’annoncent aussi imprévisibles qu’un lancer de dés dans un casino de Vegas. A prendre en compte également l’usure des organismes avec un physique qui va commencer à sérieusement compter. Le boulot d’intersaison va permettre à certains de faire la différence.
Seattle, c’est donc le théâtre parfait pour une bataille sans merci. Entre un tracé qui ne pardonne rien, des pilotes au bord de la rupture et des enjeux qui montent en flèche, attendez-vous à du grand n’importe quoi. Webb tiendra-t-il face à Sexton ? Deegan écrasera-t-il encore la concurrence ? Ou est-ce qu’un outsider viendra tout renverser dans un élan de folie ? Une chose est sûre : au Lumen Field, ça va frotter, ça va voler, et ça va faire mal. Préparez le pop-corn, ça risque d’être un carnage délicieux.
| Intitulé | Durée | Local | Europe | Réunion | Vietnam |
| SX250 H1 | 6’+1tour | 17h06 | 02h06(J+1) | 04h06(J+1) | 07h06(J+1) |
| SX250 H2 | 6’+1tour | 17h20 | 02h20(J+1) | 04h20(J+1) | 07h20(J+1) |
| SX450 H1 | 6’+1tour | 17h34 | 02h34(J+1) | 04h34(J+1) | 07h34(J+1) |
| SX450 H2 | 6’+1tour | 17h48 | 02h48(J+1) | 04h48(J+1) | 07h48(J+1) |
| SX250 LCQ | 5’+1tour | 18h21 | 03h21(J+1) | 05h21(J+1) | 08h21(J+1) |
| SX450 LCQ | 5’+1tour | 18h33 | 03h33(J+1) | 05h33(J+1) | 08h33(J+1) |
| SX250 Race | 15’+1tour | 18h53 | 03h53(J+1) | 05h53(J+1) | 08h53(J+1) |
| SX450 Race | 20’+1tour | 19h28 | 04h28(J+1) | 06h28(J+1) | 09h28(J+1) |