vendredi, octobre 16, 2026
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Coenen et Längenfelder survivent au carnage organisé…(vidéo)

Les Warriors du MXGP sont toujours en Europe et plus précisément à Loket. Ce circuit tchèque est littéralement taillé à la hache dans les collines de Bohême, où la terre est aussi imprévisible que le classement général du MXGP. Là où les trajectoires sont aussi étroites que les marges de manœuvre d’un pilote en pleine bataille pour le titre. Direction le chaos orchestré de la 14e manche du Championnat du Monde de Motocross 2025, où la poussière a remplacé la boue de la veille, et où quelques-uns ont brillé pendant que d’autres se sont pris le mur (au sens figuré… et parfois littéral).

MXGP : Coenen en roi belge, Febvre en acrobate malgré lui

Dimanche matin, Lucas Coenen a décidé qu’il était temps de rappeler à Romain Febvre que le leadership ne tient qu’à un virage mal négocié. Dans la première manche, le jeune Belge sort de la grille comme un missile sol-sol et laisse derrière lui un champ de bataille digne d’un épisode de Game of Thrones. Même Pancar, le chevalier improbable de Slovénie, a tenu Febvre en respect pendant douze tours. Douze ! Le Français, étouffé derrière Isak Gifting (véritable mur mobile suédois), a passé plus de temps à insulter son guidon qu’à remonter la tête de course.

Quand enfin Febvre dépasse Pancar, il tente de sauver les meubles… avant de les renverser lui-même dans le dernier virage, envoyant sa Kawasaki au sol avec l’élégance d’un flamant rose sur une plaque de verglas. Résultat : cinquième place, perte de neuf points et un Coenen hilare qui repart avec la moitié du circuit dans les pneus… et la victoire de manche.

Deuxième manche, changement de décor : Febvre allume la mèche et file devant, Coldenhoff joue les entremetteurs entre lui et Coenen. Le Belge, visiblement atteint de “pumpite aiguë”, met quatorze tours à virer le Néerlandais de sa route. Mais trop tard, Febvre a retrouvé ses esprits et son pilotage : victoire de manche, deuxième place au général, et surtout, la certitude qu’il n’est pas encore prêt à céder la couronne.

Et Coldenhoff dans tout ça ? Le vétéran bat enfin la malédiction de Loket et monte sur son premier podium ici en douze participations. Un peu comme si vous finissiez enfin un Rubik’s Cube après 15 ans de tentatives : personne ne vous croit, mais on vous applaudit quand même.

PosPiloteMotoRace 1Race 2Total
1Coenen, LucasKTM252247
2Febvre, RomainKAW162541
3Coldenhoff, GlennFAN182038
4Fernandez, RubenHON221436
5Gifting, IsakYAM141832
6Seewer, JeremyDUC131528
7Vlaanderen, CalvinYAM101626
8Geerts, JagoYAM121325
9Pancar, JanKTM20525
10Bogers, BrianFAN111122

Les autres ? Entre coups d’éclat et désastres mécaniques

Pancar, l’invité surprise de la fête, passe du héros au mécano en un rien de temps : une chaîne qui saute et voilà que la 3e place du matin devient une triste 16e l’après-midi. Ruben Fernandez, lui, continue à piloter sa Honda comme s’il avait une bombe dans le dos : 2e puis 7e, et une quatrième place au général qui lui permet de rester dans le coup malgré une chute au départ.

Et puis il y a Isak Gifting. Oui, lui. Le revenant, le miraculé, le type qu’on n’attendait plus. Cinquième de la journée après avoir tenu tête à des pilotes bien mieux équipés. Comme quoi, quand l’envie est là, même une Yamaha privée peut redevenir une arme.

Seewer et Renaux ont existé par intermittence, Bonacorsi a continué son stage d’apprentissage pendant que Brian Bogers collectionne les dixièmes places comme d’autres les amendes de stationnement. Bref, derrière le duel Coenen-Febvre, c’est toujours le survival show habituel.

PosPiloteMotoTotal
1Febvre, RomainKAW678
2Coenen, LucasKTM668
3Coldenhoff, G.FAN494
4Fernandez, R.HON451
5Vlaanderen, C.YAM392
6Bonacorsi, A.FAN370
7Renaux, MaximeYAM368
8Seewer, JeremyDUC327
9Herlings, J.KTM325
10Gajser, TimHON305

MX2 : Längenfelder, Adamo et Valin – une trinité improbable dans la poussière

PosPiloteMotoRace 1Race 2Total
1Längenfelder, SimonKTM252247
2Adamo, AndreaKTM162541
3Valin, MathisKAW202040
4Coenen, SachaKTM221335
5de Wolf, KayHUS151833

Passons à la catégorie MX2, cette catégorie pour adolescents énervés où les chutes sont aussi fréquentes que les changements de leader. Simon Längenfelder, le Germain méthodique, a planté un grand coup de poing sur la table en remportant l’épreuve sans même devoir claquer un doublé. Un premier holeshot, une victoire en solitaire, puis une remontée solide jusqu’à la deuxième place en course deux. Voilà comment on garde une plaque rouge bien propre.

Andrea Adamo, lui, a la technique de l’élastique : partir mal, tomber, puis rebondir comme un chat énervé. Cinquième en première manche, puis vainqueur en deuxième grâce à une gestion de course chirurgicale. Le champion en titre est toujours en course, même si son titre est actuellement aussi stable qu’une moto de circuit sur terrain sablonneux.

Et puis, le rayon de soleil du week-end : Mathis Valin. Le jeune Français a claqué son premier podium en GP avec la régularité d’un métronome et le sourire d’un enfant à Noël. Troisième dans les deux manches, et surtout deuxième en course deux après avoir mené pendant plus de la moitié du temps. À 18 ans, ce type roule avec la maturité d’un vétéran, et donne un peu d’oxygène à Kawasaki, en manque chronique de bonnes nouvelles en MX2.

PosRiderBikeTotal
1Längenfelder, S.KTM665
2Adamo, AndreaKTM618
3de Wolf, KayHUS606
4Coenen, SachaKTM520
5Benistant, T.YAM492

Et maintenant, direction Lommel : ou comment transformer vos avant-bras en béton

Loket était un échauffement. Une mise en bouche. Un ballet sur cailloux avant la boucherie de sable annoncée. Car la semaine prochaine, c’est Lommel. Le terrain le plus brutal, le plus traître, celui qui fait éclater les certitudes et les moteurs. Un Coenen sur ses terres contre un Febvre plus que jamais revanchard ? On signe tout de suite. Et en MX2, Längenfelder va devoir prouver qu’il peut faire autre chose que glisser proprement sur l’argile.

Si Loket a sacré ses seigneurs, Lommel les mettra à genoux. Rendez-vous là-bas, avec des bras solides, un bon ostéo et une volonté d’acier. Parce que le championnat est loin d’être fini. Et que dans ce sport, rien ne pardonne.

Le circuit de Lommel, en Belgique, est si exigeant qu’il est souvent surnommé le “bain de sable” du MXGP. C’est là que les titres se gagnent… ou se brisent. On en salive déjà !

cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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