Le rideau s’est levé sur la saison 2025 du Championnat du Monde d’Endurance (WEC) à Losail, au Qatar, pour les 1812 km. Et devinez quoi ? Ferrari a décidé de transformer cette course d’ouverture en une démonstration humiliante pour ses rivaux. Un triplé historique – oui, P1, P2 et P3 – signé par les 499P Hypercars de l’écurie italienne, qui ont outrageusement trusté les meilleurs chronos. Pendant ce temps, les autres constructeurs ont passé dix heures à se demander où ils avaient garé leur dignité.
Dès les premières heures, la messe était dite. James Calado, parti en pole avec la #51, et Nicklas Nielsen dans la #50 ont imposé un rythme indécent, laissant leurs poursuivants dans la poussière – ou plutôt dans le sable qatari. À la fin, c’est Antonio Fuoco, épaulé par Nielsen et Miguel Molina, qui a scellé la victoire pour la #83 privée d’AF Corse, devançant de justesse Robert Kubica et la #51 de Calado, revenue de ses errements pénibles. Trois Ferrari en tête, une première depuis 1967 à Daytona. On applaudit, mais on baille aussi devant tant de domination insolente.

Et les autres ? Eh bien, ils ont brillé… par leur médiocrité. Toyota, champion en titre, a dû se contenter des 5e et 6e places après un festival de bourdes : Mike Conway qui part en toupie avec la #8, Sébastien Buemi qui joue aux autos-tamponneuses avec une Ferrari LMGT3. On les a vus remonter en douce, mais trop tard pour inquiéter les rouges. Porsche, vainqueur ici l’an dernier, a été une ombre pathétique : une crevaison pour la #5, une aile arrière esquintée pour la #6, et un misérable 10e rang pour sauver les meubles. Quant à Cadillac, c’est presque comique : Alex Lynn et Jenson Button, en tête sous safety car, se sont percutés comme des débutants au restart, ruinant une course prometteuse. Résultat ? 8e place au mieux et un goût amer pour JOTA.

BMW a tenté de sauver l’honneur avec une 4e place pour la #15, mais entre un limiteur de vitesse capricieux et Dries Vanthoor qui envoie une Ferrari en tête-à-queue, c’était laborieux. Alpine ? Du rythme, mais Frédéric Makowiecki et Charles Milesi ont multiplié les glissades indignes d’un top 10. Et Peugeot, parlons-en : un top 10 famélique, à un tour des Ferrari, derrière Toyota, BMW et même Aston Martin. Les 9X8 semblent avoir été conçues pour admirer le paysage plutôt que pour gagner.
Aston Martin, justement, a offert son lot de drame avec la Valkyrie #009 : des secteurs violets prometteurs, puis une portière arrachée dès le début et une transmission qui lâche en fin de course. Bravo pour le spectacle, moins pour la fiabilité. Les faits de course ont d’ailleurs transformé ces 1812 km en une farce mécanique : penalties en pagaille pour la Ferrari #51 (VSC, excès de vitesse, track limits), Porsche qui joue aux stratèges désespérés, Cadillac qui s’autodétruit. On en rirait presque si ce n’était pas si prévisible.

En LMGT3, la bagarre fut plus serrée, mais Ferrari a encore brillé avec la Vista AF Corse. La victoire est revenue à la Corvette #33 de TF Sport, portée par un Daniel Juncadella en transe, devant les McLaren d’United Autosports. Une lutte à couteaux tirés, mais éclipsée par le rouleau compresseur Hypercar de Ferrari. United n’aura donc pas réussi à capitaliser les deux premières places signées en pole.
| 1ST | FERRARI | FUOCO A./ MOLINA M./ NIELSEN N. | 10h01’39″098 | 1:41.536 |
| 2ND | FERRARI | KUBICA R./ YE Y./ HANSON P. | +2.348 | 1:41.339 |
| 3RD | FERRARI | PIER GUIDI A./ CALADO J./ GIOVINAZZI A. | +2.677 | 1:41.259 |
| 4TH | BMW | VANTHOOR D./ MARCIELLO R./ MAGNUSSEN K. | +9.907 | 1:41.701 |
| 5TH | TOYOTA | BUEMI S./ HARTLEY B./ HIRAKAWA R. | +19.628 | 1:42.065 |
| 6TH | ASTON MARTIN | TINCKNELL H./ GAMBLE T./ GUNN R. | +23.266 | 1:42.269 |
| 7TH | BMW | RAST R. / FRIJNS R./ VAN DER LINDE S. | +36.388 | 1:42.086 |
| 8TH | CADILLAC HERTZ TEAM JOTA | LYNN A./ NATO N./ STEVENS W. | +37.756 | 1:42.489 |
| 9TH | PEUGEOT | DI RESTA P./ JENSEN M./ VERGNE J. | +1:29.683 | 1:42.464 |
| 10TH | PORSCHE | ANDLAUER J./ CHRISTENSEN M./ JAMINET M. | +1 LAP | 1:42.610 |
Bilan ? Ferrari écrase tout, les autres rament, et le WEC 2025 s’annonce comme une longue procession italienne au vu de ces premiers résultats. Prochain rendez-vous : qui osera défier les rouges ? Rendez-vous en Avril à Imola chez les tifosi à domicile pour les 6H le 20 Avril. Un faux pas de Ferrari vu l’étalage de leur puissance à Losail serait très très mal vécu !