samedi, octobre 17, 2026
spot_img

GP de Losail 2024 : quand le désert s’ennuie déjà

Bienvenue au Grand Prix du Qatar, cette charmante escale désertique où les palmiers en plastique côtoient des tribunes à moitié vides et des pilotes qui ne savent plus trop pourquoi ils sont là. Après un week-end à Las Vegas couronné par un sacre précoce de Max Verstappen – pour la quatrième fois consécutive – nous voilà transportés dans l’ambiance scintillante (ou soporifique) de Losail à deux pas de la capitale Doha.

Le désormais quadruple champion du monde étant déjà reparti avec la couronne, des célébrations XXL et probablement un mal de tête lié à la fête, on pourrait se demander : mais à quoi bon ? Allez, faisons semblant de trouver ça passionnant.

Losail : une oasis de… mauvais souvenirs

Losail, ce circuit niché au milieu du désert qatari. Une perle technique, paraît-il, avec ses 5,419 km d’asphalte parfaitement lisses, 16 virages (10 à droite et 6 à gauche) et de belles lignes droites pour pousser à fond. Sur le papier, c’est un tracé « intéressant », avec un mélange de courbes rapides et de virages serrés. En pratique ? Un terrain de jeu où les dépassements ressemblent plus à des mirages qu’à de réelles possibilités.

  • Data:
  • Premier GPF1: 2021
  • Nombre de tours: 57
  • Longueur tour: 5,419km
  • Distance de course: 308,611km
  • Record: Max Verstappen 2023: 1’24.319
  • Vainqueur 2023: Max Verstappen (RedBull)

Si les Mercedes débarquent à Losail avec un petit boost d’optimisme après leur doublé de Vegas (un miracle, vu leur saison), elles n’oublient certainement pas 2023. Souvenez-vous : Hamilton et Russell s’étaient gentiment envoyés dans le décor dès le premier virage, ruinant non seulement leur course, mais aussi l’ambiance déjà tendue entre les deux. Cette année, Toto Wolff a sûrement prévu une réunion pré-course pour leur rappeler que le premier tour n’est pas littéralement une course à élimination.

Verstappen : le roi ennuyé du désert

Max Verstappen, lui, pourrait aussi bien rester chez lui. Le Néerlandais a déjà tout gagné – littéralement – et doit maintenant trouver des moyens créatifs de se motiver. Peut-être qu’il testera une nouvelle stratégie : partir dernier, boire un café pendant le premier tour, puis remonter tout le peloton juste pour le fun.

Si l’on en croit son sourire narquois à Vegas, Verstappen est en roue libre. Mais attention, même en pilotant à 80 %, il reste plus rapide que bien des pilotes. Red Bull pourrait même le laisser s’amuser avec les réglages : « Hé Max, et si on essayait de finir avec un seul arrêt ? Et si on mettait un aileron type Nurburgring? Et pourquoi pas un lest de 50kg? »

Mercedes : la réconciliation forcée

Après leur accrochage mémorable de 2023, les pilotes Mercedes arrivent à Losail avec des intentions claires : ne pas recommencer. George Russell, toujours diplomate, a probablement déjà préparé son discours d’excuse au cas où il toucherait Hamilton à nouveau : « Je ne l’ai pas vu, il faisait nuit, désolé. »

Quant à Hamilton, il est sans doute prêt à tout pour prouver qu’il est toujours au sommet, même s’il doit pour cela doubler Russell… proprement, cette fois. Mais soyons honnêtes, avec une voiture qui ressemble plus à une diva capricieuse qu’à une bête de course (aucune intention de ma part à associer ce trait de caractère mécanique à un trait de caractère d’un pilote…NDLR), les espoirs de Mercedes reposent autant sur leurs pilotes que sur une intervention divine.

Ferrari : les maîtres de la confusion

Chez Ferrari, rien ne change. Charles Leclerc et Carlos Sainz continuent de jongler avec les stratégies aléatoires de l’équipe italienne et leur propre agenda personnel, qui a sans doute prévu des arrêts aux stands à des moments totalement improbables.

« Leclerc, box box, maintenant. »

« Mais je suis en ligne droite. »

« Box quand même. »

Leclerc, toujours aussi stoïque, prendra la piste en pensant à son prochain vol pour Monaco. Quant à Sainz, il est là, quelque part, à espérer que la Scuderia ne l’oublie pas sur la grille de départ.

McLaren : l’éclair dans le désert

S’il y a bien une équipe qui pourrait animer ce Grand Prix, c’est McLaren. Avec une monoplace en constante progression malgré le faux pas de Vegas, Norris et Piastri semblent être les seuls capables d’inquiéter Verstappen, du moins sur une portion de tour … et en plein jour ! Après avoir remporté plusieurs victoires cette saison, Norris pourrait vouloir prouver que la chaleur qatarie ne l’arrêtera pas.

Piastri, de son côté, reste fidèle à lui-même : calme, méthodique et prêt à punir toute erreur. Peut-être que l’Australien profitera du désert pour sortir un chapeau de cowboy acheté à Vegas et un sourire narquois avant la course.

Les autres : les figurants de luxe

Alpine ? Toujours là, mais personne ne sait pourquoi. Gasly et Ocon passent probablement plus de temps à éviter les embrouilles entre eux qu’à se concentrer sur la course même si devant les caméras ils se sont quelque peu calmés. Aston Martin ? Alonso pourrait bien briller, mais soyons honnêtes, sa voiture ressemble plus à une étoile filante qu’à une fusée.

Williams et Haas, quant à eux, continuent d’évoluer dans leur propre ligue : celle où chaque point est célébré comme une victoire.

Le désert, cette star oubliée

Le vrai héros du week-end, c’est peut-être le désert lui-même. Ses températures infernales et son ambiance unique promettent de mettre les pilotes à rude épreuve. La chaleur du jour, combinée à l’humidité de la nuit, offre une recette parfaite pour des conditions de course aussi inconfortables que spectaculaires. Si jamais le vent venait à souffler et ramener de la poussière de sable sur la piste, on atteindrait des sommets !

Les organisateurs ont bien essayé d’égayer l’événement avec des feux d’artifice et des lumières éblouissantes. Mais franchement, rien ne peut cacher le fait que ce Grand Prix ressemble plus à une formalité qu’à un vrai spectacle.

Un week-end pour l’histoire ? Pas vraiment.

Alors, à quoi s’attendre ? Probablement à de belles empoignades deci-delà et quelques rebondissements typiques des courses désertiques. Peut-être un accrochage au départ, un pneu qui éclate ou un arrêt aux stands qui tourne mal.

Et bien sûr, il y aura les interviews après course, où les pilotes tenteront de trouver quelque chose d’intéressant à dire :

« Le circuit est vraiment technique. La chaleur était un défi. Merci à l’équipe. »

Le mot de la fin : ennui ou exaltation ?

Le Grand Prix de Losail 2024 est peut-être déjà écrit d’avance, mais au moins, il nous offre une excuse pour admirer une fois de plus les talents (et les absurdités) de la F1 moderne. Alors, préparez votre café (ou votre thé glacé, selon l’heure), installez-vous confortablement et profitez du spectacle… ou de votre sieste, c’est selon. Ah oui, la course sprint qatari sera la dernière de la saison !

IntituléDuréeLocalRéunionEuropeVietnam
Vendredi 29 Novembre
FP160′16h3017h3014h3020h30
Qualifs Sprint45′20h3021h3018h3000h30 (J+1)
Samedi 30 Novembre
Sprint19 tours17h0018h0015h0021h00
Qualifs GP60′21h0022h0019h0001h00 (J+1)
Dimanche 1 Décembre
Course57 tours19h0020h0017h0023h00
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

Articles similaires

- Publicité -spot_img

Derniers articles

fr_FRFrançais