samedi, octobre 17, 2026
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GP Yas Marina : McLaren, Ferrari et la course à l’or noir

La saison 2024 de Formule 1 s’apprête à tirer sa révérence sur le glamour superficiel de Yas Marina, ce circuit artificiel planté au cœur de d’Abu Dhabi, là où les bolides hors de prix croisent les yachts et où les spectateurs transpirent plus sous les projecteurs que sous l’excitation. Cette finale aurait pu être un feu d’artifice comme en 2021, rions un peu (ou pas !) Mais entre la domination de Red Bull, les erreurs chroniques de Ferrari, les résultats en dents de scie de Mc Laren pourtant leader du Championnat Constructeurs et les intrigues d’arrière-plan entre Alpine et Haas, on dirait plutôt un pétard mouillé.

Techniquement, le circuit de Yas Marina mesure 5,281 km, comporte 16 virages, et se parcourt dans le sens horaire. Une combinaison d’épingles lentes, de courbes fluides et de lignes droites interminables, dont la plus longue atteint 1173 mètres. En somme, un circuit conçu pour impressionner visuellement, mais pas pour encourager des batailles acharnées.

Le record du tour appartient toujours à Max Verstappen (1’26.103 en 2021), une statistique qui ne risque pas de changer si le Néerlandais décide d’économiser ses pneus pour déguster un soda au volant. Les 58 tours à parcourir couvriront une distance totale de 306,183 km, mais pour les fans, il faudra espérer que ce ne soit pas une longue procession nocturne.

McLaren vs Ferrari, tout pour la couronne

Le championnat constructeurs est encore en jeu, avec McLaren en tête grâce à une avance de 21 points sur Ferrari (640 contre 619). Après une résurrection spectaculaire en milieu de saison, McLaren a une chance de décrocher son premier titre constructeurs depuis 1998. Une performance d’autant plus remarquable que l’écurie de Woking semblait hors du coup en début de saison face à ce diable néerlandais de Verstappen.

Lando Norris et Oscar Piastri ont été les architectes de ce renouveau. Le duo fonctionne comme une horloge suisse, l’un empilant les podiums et l’autre alternant entre coups d’éclat et constance. Ferrari, quant à elle, a passé la saison à jongler entre espoirs déçus et décisions stratégiques douteuses. Charles Leclerc a beau être un des pilotes les plus talentueux du plateau, il ne peut pas tout faire seul, surtout quand Carlos Sainz peine à suivre le rythme.

Le suspense est mince, mais Ferrari garde une chance. Pour décrocher le titre, l’écurie italienne devra signer un doublé et espérer que McLaren s’effondre sous la pression. Compte tenu des performances récentes, c’est un scénario digne d’un conte de fées, mais en F1, rien n’est impossible… ou presque.

Les enjeux financiers, ou pourquoi Alpine et Haas comptent

Derrière les gros bras, la lutte entre Alpine et Haas pour la sixième place mérite un coup d’œil. Pourquoi ? Parce que cette position influence directement la répartition des juteux droits TV pour la saison prochaine. Chaque point marque une différence cruciale pour les budgets des écuries dites « de milieu de grille ».

Alpine, pourtant candidate à mieux en début de saison, a sombré dans les méandres des erreurs stratégiques et des voitures peu fiables sans compter sur l’amour fou entre Gasly et Ocon. Et comme si cela ne suffisait pas, l’écurie a choisi de précipiter la fin de son partenariat avec Esteban Ocon, libéré pour faire place à Jack Doohan lors de cette dernière manche, alors que le Français rejoindra justement Haas en 2025.

Haas, justement, a montré des signes de progrès sporadiques cette saison, mais reste une écurie capable du meilleur comme du pire. Tout dépendra de sa capacité à éviter les bourdes sur ce circuit exigeant pour les freins et les pneus.

Red Bull a sécurisé son titre podium Constructeurs depuis belle lurette et peut donc aborder ce week-end sans pression. Max Verstappen, quadruple champion du monde, devrait logiquement ajouter une victoire à son palmarès si l’on se réfère aux pures statistiques. Sergio Pérez, en revanche, continue de surfer sur une saison chaotique, avec un talent remarquable pour se faire oublier en course ou se rappeler au souvenir de tous en multipliant les erreurs indignes d’un pilote RBR.

Chez Mercedes, la quatrième place au championnat est assurée, ce qui signifie que Lewis Hamilton et George Russell n’ont plus grand-chose à perdre. Mais vu leurs prestations récentes – entre départs anticipés, crevaisons et arrêts aux stands désastreux –, il ne serait pas surprenant de les voir encore animer la soirée… mais pas nécessairement pour les bonnes raisons.

Perspectives:

  • McLaren : la gestion du stress. Une arrivée dans les points suffit pour assurer le titre, mais gare à la stratégie défensive excessive. Avec Norris et Piastri, ils ont les armes pour contrôler la situation sans trembler.
  • Ferrari : l’espoir d’un miracle. Leclerc devra tout donner, tandis que Sainz devra prouver qu’il peut être plus qu’un lieutenant et n’est pas encore passé à 2025.
  • Alpine et Haas : sauver la face. Jack Doohan voudra impressionner pour ses débuts malgré les enjeux financiers importants pour 2025.
  • Les imprévus. Avec les murs proches et les températures élevées, une safety car n’est jamais à exclure. Un incident pourrait redistribuer les cartes, mais encore faut-il que quelqu’un en profite.
  • Il faudra également prendre en compte le sunset prévu à 17h34 à Yas Marina Dimanche et donc un GP qui se déroulera entre chiens et loups au départ pour finir sous les projecteurs…

Cette saison 2024 n’aura pas manqué de rebondissements ponctuels surtout liés aux erreurs de RBR, mais elle s’est souvent résumée à une domination sans partage de Verstappen qui compte à ce jour 8 pole et 9victoires pour cette seule saison presque terminée. Objectif 10 victoires comme lors de son premier sacre sur ce même circuit en 2021 ?! Yas Marina pourrait nous offrir un épilogue palpitant si McLaren et Ferrari jouent le tout pour le tout. Mais il y a aussi un risque que cette finale soit une démonstration clinique et sans surprise de la supériorité du tandem Verstappen/RedBull.

Quoi qu’il arrive, l’attention se tournera rapidement vers 2025, avec de nouveaux visages, de nouvelles batailles, et, espérons-le, un peu plus d’incertitude. Pour l’heure, les projecteurs de Yas Marina s’apprêtent à briller une dernière fois sur une saison où les enjeux financiers et politiques ont parfois éclipsé le sport lui-même.

IntituléDuréeLocalEuropeRéunionVietnam
Vendredi 6 Décembre
FP160′13h3010h3013h3016h30
FP260′17h0014h0017h0020h00
Samedi 7 Décembre
FP360′14h3011h3014h3017h30
Qualifs60′18h0015h0018h0021h00
Dimanche 8 Décembre
Course58 tours17h0014h0017h0020h00
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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