Ville des néons, des excès et désormais des Grand Prix nocturnes, Las Vegas est dans la place. Mais alors que la F1 débarque en grande pompe dans cette capitale mondiale du vice, une odeur inhabituelle semble éclipser celle, pourtant familière, de l’essence brûlée. Ce week-end, dans la ville où tout est permis (ou presque), les pilotes ne se battent pas seulement contre le chrono, mais aussi contre une ambiance qui semble tout droit sortie d’un festival de reggae.
Perez en pole position… des plaintes olfactives
Le premier à dégainer une observation surprenante n’est autre que Sergio Perez. Entre deux virages de ce circuit qui serpente entre casinos et chapelles de mariage express, le pilote Red Bull a partagé une confession inédite :
« Ce qui est très perceptible sur le circuit, c’est l’odeur de la marijuana tout au long de la nuit. Je suis déjà un peu fatigué. La quantité est incroyable. C’est quelque chose dont tous les pilotes parleront certainement. »
On connaissait Perez pour son flair dans les dépassements (tiens, les effluves arrivent jusqu’ici ?! NDLR). Désormais, on découvre son odorat affûté. Il faut dire que dans l’État du Nevada, où l’usage récréatif de la marijuana est légal depuis 2017, l’atmosphère peut rapidement devenir… brumeuse. Mais de là à ce que même un pilote à 300 km/h sous son casque hermétique s’en plaigne, il y a de quoi se demander si Las Vegas ne prend pas son surnom de “Sin City” un peu trop à cœur.
Colapinto : “Si on fait un test, on est tous positifs”
Franco Colapinto, rookie argentin et pilote essayeur qui découvre les joies de la F1 américaine, n’a pas tardé à appuyer les propos de Perez, en y ajoutant une touche d’humour noir :
« On sent une odeur de joint. S’ils font un test antidopage aux pilotes maintenant, je pense qu’on sera tous positifs. »

Imaginez la scène : la FIA convoque les pilotes pour des tests surprises, et le tableau des temps se transforme en classement des niveaux de THC dans le sang. On pourrait presque sous entendre que la bonne forme de Lewis Hamilton lors des premières sessions d’essais est une conséquence de ce nuage bleu. Plus cool que jamais Sir Lewis !
Max Verstappen : le maître zen du THC

Et que fait notre cher Max Verstappen dans ce chaos olfactif ? Le Néerlandais, originaire d’un pays où les coffee shops sont aussi emblématiques que les tulipes, semble étrangement calme face à la situation. Peut-être que son expérience d’Amsterdam lui permet de naviguer à travers cette brume verte sans sourciller.
Les mauvaises langues diront que Max est dans son élément, et qu’il pourrait même améliorer ses performances grâce à un état de relaxation inégalé. Imaginez un Verstappen encore plus cool, glissant sur la piste comme s’il jouait à “Mario Kart” dans son salon. Mais on sait tous que rien ne déconcentre le triple champion du monde, pas même l’odeur d’un kebab post-coffee shop. Cela dit les résultats des premières sessions de tests ne sont pas à la hauteur et RBR s’est planté dans le choix de son aileron arrière avec trop de charge qui limite la Vmax de 7km/h par rapport aux autres topgun !
Une ambiance de festival sur roues
Las Vegas a toujours été un peu déjantée, mais ce Grand Prix pousse la folie à son paroxysme. Avec ses lumières aveuglantes et ses casinos qui rivalisent de décibels, il est facile d’oublier qu’on est censé parler de sport automobile. Et pourtant, entre deux concerts improvisés de DJ au paddock et les effluves “exotiques”, l’ambiance ressemble davantage à un festival de musique qu’à un week-end de course.
“Si les haut-parleurs de Sin City se mettent à diffuser du Bob Marley, c’est fini : les moteurs n’auront plus qu’à s’accorder sur du reggae.”
Une idée absurde ? Pas tant que ça. La FIA, toujours en quête d’innovation pour séduire un public jeune, pourrait bien en faire une nouvelle catégorie : la “F1 Jam Session”.
La FIA, impassible (ou presque)
Du côté des instances officielles, c’est silence radio. Difficile d’imaginer la FIA émettre un communiqué type : “Les pilotes sont priés de ne pas respirer pendant la course.” On se doute que les organisateurs avaient prévu des nuisances sonores, voire des problèmes de trafic. Mais l’impact olfactif de la législation locale ? Personne n’y avait pensé.
La question se pose : la F1 aurait-elle dû prévoir un circuit plus éloigné des zones festives ? Ou bien les pilotes doivent-ils simplement accepter que Las Vegas, c’est Las Vegas : un endroit où les règles traditionnelles n’ont pas vraiment leur place ?
Et sur la piste ?

Malgré ce brouillard d’euphorie, le spectacle reste au rendez-vous. Les monoplaces filent à toute allure, illuminant le Strip comme des bolides futuristes tout droit sortis de Blade Runner. Les virages serrés offrent du suspense, et les lignes droites permettent aux moteurs de rugir sous les acclamations d’un public visiblement très, très, très détendu.
Chez Ferrari, on espère que la situation ne va pas empirer. Entre la gestion des pneus et celle des arrêts aux stands, l’équipe n’a pas besoin d’un ingénieur qui commence à rire sans raison au moment de faire rentrer Leclerc.
Le paddock : entre rires et soupirs
Dans les coulisses, les équipes oscillent entre amusement et exaspération. Certains mécaniciens plaisantent sur la possibilité de transformer les motorhomes en coffee shops improvisés, tandis que d’autres envisagent sérieusement de porter des masques anti-odeurs.
Chez McLaren, Lando Norris s’amuse de la situation et poste sur les réseaux sociaux une photo de lui portant des lunettes de soleil façon Cheech & Chong. De son côté, Oscar Piastri, éternellement stoïque, se contente d’un : “C’est… intéressant.”
Un week-end pas comme les autres
Au-delà des blagues et des anecdotes, ce Grand Prix restera dans les mémoires comme une course unique en son genre. Entre l’odeur omniprésente de la marijuana et l’ambiance déjantée de Las Vegas, les pilotes et les fans vivent une expérience inédite.
Certains critiqueront peut-être cette extravagance, arguant que la F1 devrait rester plus sérieuse, plus concentrée sur la performance. Mais soyons honnêtes : dans un sport où le glamour et le spectacle priment presque autant que les résultats, ce genre de week-end fait partie du charme.
Alors, que le meilleur gagne ! Et si le vainqueur monte sur le podium avec un sourire un peu trop large, on saura pourquoi.