Le troisième acte de la saison 2025 d’Indycar nous emmène à Long Beach, cette petite pépite urbaine de 3,167 km qui serpente autour du Long Beach Convention Center – un endroit où les familles viennent s’amuser pendant que les pilotes risquent leur peau. Onze virages, 1,968 mile de bitume temporaire, et une ligne droite scénique sur Shoreline Drive où les dépassements sont aussi fréquents que les selfies ratés des touristes. Si vous loupez le freinage au virage en épingle juste avant la ligne droite, eh bien, disons que vous aurez tout le temps de méditer en regardant le Pacifique.
Cette année, le Grand Prix d’Acura fête ses 50 ans – un demi-siècle de bruit, de glamour et de types en combinaison qui se prennent pour des rockstars à deux pas d’Hollywood. Depuis 1984, Long Beach est un classique du calendrier Indycar, juste derrière l’Indy 500 dans la hiérarchie des courses qu’on ne zappe pas. Sauf en 2020, bien sûr, quand le COVID a décidé que les foules hurlantes dans les rues, c’était niet. Résultat : un record d’affluence l’an dernier avec 194 000 spectateurs sur trois jours. Apparemment, regarder des voitures frôler les murs à plus de 300 km/h, c’est le nouveau Disneyland.
Et qui domine ce cirque roulant en 2025 ? Alex Palou, évidemment. Le monstre sacré de Ganassi Racing arrive en Californie avec deux victoires dans la poche cette saison, prêt à transformer Long Beach en son terrain de jeu personnel. Le Catalan a déjà gagné les deux premières courses – une prouesse que Scott Dixon avait réalisée en 2020, et avant lui, Sébastien Bourdais en 2006. Palou vise le triplé, mais aussi une première victoire ici, après deux podiums (dont une P3 l’an dernier). À 39 points derrière, Pato O’Ward, le golden boy de McLaren, joue les dauphins frustrés, pendant que Dixon, coéquipier de Palou, complète le podium provisoire. On dirait une sitcom : le patron intouchable, l’ambitieux qui ronge son frein, et le vieux briscard qui refuse de raccrocher.
Mais Long Beach, ce n’est pas qu’une histoire de favoris. C’est un circuit qui adore les surprises et les bagarres de chiffonniers. Prenez l’an dernier : Dixon s’impose dans un final à faire pâlir un scénariste de blockbuster, résistant à Colton Herta, Josef Newgarden et Palou dans une mêlée digne d’un combat de catch. Cette année, la course passe de 85 à 90 tours – cinq boucles de plus pour user les pneus et vider les réservoirs. Gestion carburant et gommes : voilà le vrai juge de paix. Un arrêt raté, une stratégie foireuse, et même Palou pourrait se retrouver à compter les mouettes au lieu des points. Ajoutez à celà une piste qui évolue de minute en minute et vous obtenez un GP incertain jusqu’au bout…
Le plateau 2025 ne manque pas de stars pour pimenter le spectacle. Newgarden (vainqueur 2022), Herta (2021), Will Power et Alexander Rossi (deux victoires chacun) sont tous là, prêts à jouer les trouble-fêtes. Sans oublier Kyle Kirkwood, sixième au championnat, qui avait surpris tout le monde en 2023 avec sa première victoire ici. Long Beach, c’est un peu la loterie des grands noms : Mario Andretti y a triomphé trois fois, son fils Michael deux fois, et Al Unser Jr. détient le record avec six succès. Ganassi et Penske, eux, se partagent sept victoires chacun. Autant dire que le palmarès sent le pétrole et le gaz de schiste ainsi que l’inévitable testostérone.

Et puis, il y a les à-côtés. Cette semaine, Dixon rejoint le Motorsports Walk of Fame de Long Beach, aux côtés de Jim Michaelian, grand manitou du GP, et Beverly O’Neill, ex-maire qui n’a jamais raté une édition en 12 ans. Sympa, non ? Pendant ce temps, les 27 pilotes se préparent à en découdre dimanche à 16h40 sur ce tracé qui a vu des moments légendaires. Zanardi en 1998, revenant d’un tour de retard pour arracher la victoire, ou d’Unser Jr. en 1989, tenant tête aux Andretti dans un duel familial épique. Sans parler de Herta en 2021, parti 14e pour s’imposer et offrir à Palou son premier titre en bonus autant de moments légendaires à Long Beach…
Alors, qui va l’emporter cette fois ? Palou, avec sa mainmise insolente sur la saison ? O’Ward, prêt à prouver qu’il n’est pas qu’un joli minois ? Ou Dixon, qui adore jouer les vieux renards sur ce terrain piégeux ? Une chose est sûre : entre les murs, les dépassements kamikazes et les stratégies alambiquées, Long Beach 2025 promet du drame, du chaos et peut-être une ou deux épaves fumantes. Vivement dimanche – et que le meilleur (ou le plus chanceux) gagne !
| Intitulé | Local | Réunion | Europe | Vietnam |
| Vendredi 11 Avril | ||||
| FP1 | 18h00 | 05h00(J+1) | 03h00 | 08h00(J+1) |
| Samedi 12 Avril | ||||
| FP2 | 11h30 | 22h30 | 20h30 | 01h30(J+1) |
| Qualifs | 14h30 | 01h30(J+1) | 23h30 | 04h30(J+1) |
| Dimanche 13 Avril | ||||
| Warmup | 12h00 | 23h00 | 31h00 | 02h00(J+1) |
| Course 90 tours | 16h30 | 04h30(J+1) | 02h30(J+1) | 07h30(J+1) |