vendredi, octobre 9, 2026
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Kevin Deberge déjà en course…contre la montre !

Cette année, Fire Design fête ses 11 ans, et Kevin De Berge, le grand manitou du vinyle réunionnais (non, non il n’est pas DJ!), n’a pas une minute pour souffler ses bougies. Le Rallye de Petite Île (RPI25) déboule dans un mois dans le sud de l’île, et pendant que les pilotes préparent et affinent leurs montures (oui, certains bidouillent encore!) et que les sponsors agitent leurs logos comme des drapeaux en fin de stock, Kevin, lui, jongle entre ses rouleaux Hexis (100 % français, cocorico!) et un agenda qui ressemble à un champ de mines. Onze ans d’expérience, une ribambelle de prix décernés par les pontes d’Hexis, et une réputation qui le fait désormais cavaler hors département : Kevin est le king du covering, point barre. Mais si vous voulez une déco qui en jette pour le 4 avril, arrêtez de rêvasser en sirotant votre dodo, parce que là, c’est mort pour les mous du genou !

Le RPI25, c’est le kickoff de la saison rallye 2025 à la Réunion, et comme d’habitude, c’est le grand bazar et l’accélération genre top fuel. Les équipages changent de caisse comme certains dirigeants politiques de posture, le mercato joue les prolongations, et la chasse aux sponsors bat son plein – une course sans fin, soyons honnêtes. Dans ce cirque, le covering, c’est la cerise sur le capot : pas juste un collage de stickers pour faire plaisir à tonton sponsor, mais une vraie carte d’identité roulante. Et là, Kevin entre en scène, la rolls du vinyle sous le bras. “Avant, je passais des plombes à dessiner des décos hyper chiadées“, ironise-t-il. “Aujourd’hui, les mecs débarquent avec des idées toutes prêtes, définies par des designers extérieurs. Moi, je pose, je tends, je colle. Je suis devenu le gars qui fait que ça brille sans bulles !” Et il a de quoi le marteler: seul applicateur certifié Hexis à ce niveau à la Réunion, il fait partie du club très fermé des pros du sticker qui ne tremblent pas devant une courbe de carrosserie aussi complexe soit-elle.

Mais attention, ne le prenez pas pour un simple ouvrier du rouleau adhésif. Kevin garde un pied dans le design, et il adore ça. “Avec l’expérience que j’ai aujourd’hui (11 ans, les gars, c’est pas rien ! NDLR), y’a encore des équipages qui me supplient : ‘Kev’, fais-moi une déco qui déchire !“, rigole-t-il. “Moi, j’aime ce délire…quand j’ai du temps! Prendre l’esprit d’un team, la forme de leur voiture, cette lumière réunionnaise qui te crame les rétines et les capteurs des caméras et des appareils photos, et pondre un truc qui claque, en statique comme à 200 à l’heure, avec les couleurs des sponsors bien calées… C’est un boulot de taré, chronophage au possible, mais je kiffe toujours autant !” Et il a raison : une bonne déco, c’est un art, pas un gribouillis fait à la va-vite sur Paint.

Sauf que, comme dans toute saga qui se respecte, y’a des emmerdes. La mode, cette garce capricieuse, vient mettre son grain de sel. “Pendant des années, on bossait des designs ultra-chiadés, genre fresques avec 36 nuances et des détails partout,” se marre Kevin. “Maintenant, c’est tricolore max, simplicité, pragmatisme. Les mecs veulent du basique…” mais de loin, hein ! Parce que les bons designers, eux, glissent toujours une petite dinguerie dans un coin, une signature qui dit ‘c’est moi qui l’ai fait’. Et des signatures, Kevin en a une belle : 11 ans à scruter les tendances, à poser sans faux pli, à conseiller des équipages qui, soyons francs, ont parfois des goûts douteux. “Notre taf, c’est pas juste coller et basta,” assène-t-il. “On est là pour guider, proposer, être pro-actifs. Les clients se reposent sur nous, sur notre expérience. Sans confiance, t’as rien. C’est un duo, designer-client, et si t’es pas carré, t’es cuit.” Rester carré quand on passe son temps à poser sur des courbes, fallait oser !

Mais le vrai drame, c’est le timing. “Chaque saison, c’est le même cirque,” expose Kevin. “Les gars se pointent deux semaines avant le rallye : ‘Kev’, t’as pas un truc vite fait ?’ Sérieux, les mecs, je suis pas magicien ! Une déco, ça se pense, ça s’imprime, ça se pose nickel. Moi, je refuse de bâcler. Si je fais un truc, c’est du propre, sinon je rends ma raclette. » Résultat : son carnet de rendez-vous, c’est un Tetris niveau hardcore. “Attendre le dernier moment, c’est la garantie de n’avoir aucune garantie! D’avoir un vieux sticker ‘Auto-école Lolo’ qui traîne dans mon atelier,” balance-t-il, sarcastique. Je dis ça, je dis rien, mais le 4 avril, faudra pas venir pleurer.

Alors, pilotes, sponsors, team manager et autres professionnels auto-déclarés du branding du paddock : si vous voulez une bagnole qui en jette à Petite Île, bougez-vous chez Fire Design avant que Kevin ne file poser ses stickers hors département – parce que oui, il est de plus en plus demandé, le salaud ! Son agenda se remplit plus vite qu’un réservoir ne se vide en spéciale, et les places partent comme des dodos la veille d’un cyclone. Onze ans de maîtrise, une expertise en béton, et un sens du détail qui fait la diff’ : avec Kevin, votre caisse sera une star… reste aux pilotes à faire en sorte de le devenir aux-mêmes! …mais seulement si vous arrêtez de lambiner !

cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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