Plus de trois mois après le dernier Grand Prix d’Abu Dhabi, le championnat de Formule 1 2025 s’élance ce week-end à Albert Park, Melbourne. Exit le Qatar et ses dunes surchauffées, l’Australie reprend son rôle de coup d’envoi, comme un vieil oncle qu’on avait oublié mais qui revient avec une bouteille douteuse. Préparez-vous à un week-end où le bitume capricieux et les espoirs démesurés vont se percuter à pleine vitesse – souvent dans les murs.
Albert Park : un circuit qui joue les stars éphémères

Albert Park, c’est 5,278 km d’asphalte taillé dans des routes publiques autour d’un lac artificiel, 14 virages vicieux et quatre zones DRS pour faire semblant qu’il y aura des dépassements. Ce circuit temporaire, monté et démonté comme une tente Decathlon, est un ovni : rapide par endroits, impitoyable partout. Les bosses vous rappellent que c’est une promenade pour joggeurs le reste de l’année, et le grip aléatoire transforme les pilotes en équilibristes sur pneus slick. Depuis 2021, on a viré le double virage 9-10 pour une ligne droite sur Lakeside Drive, histoire de donner un peu d’air aux bolides. Mais ne vous y trompez pas : ici, les murs guettent, et une erreur se paye par un tête-à-queue humiliant devant les mouettes.
Le hic ? Ce circuit ne dit rien de la saison. Les tests de pré-saison à Bahreïn – sous un froid polaire et une pluie improbable – ont montré McLaren en patron, Ferrari en retard, Mercedes en progrès et Red Bull en mode poker face. Mais Bahreïn, avec son asphalte rugueux et ses exigences sur l’arrière, n’a rien à voir avec la douceur trompeuse d’Albert Park. Alors, oubliez les pronostics : Melbourne, c’est le hors-d’œuvre qui peut être savoureux ou immangeable, mais jamais représentatif du menu.

Les forces en présence : du sang neuf et des transferts XXL
Côté pilotes, 2025 sent la révolution. Lewis Hamilton chez Ferrari, ça vous dit quelque chose ? Le septuple champion a troqué son gris Mercedes pour le rouge Maranello, et on imagine déjà les tifosi en transe – ou en larmes si ça foire. À ses côtés, Charles Leclerc doit jongler entre admiration et rivalité. Max Verstappen reste le roi chez Red Bull, mais sans Sergio Pérez, remplacé par Liam Lawson, rookie prometteur mais pas encore rodé. McLaren mise sur la stabilité avec Lando Norris et Oscar Piastri, ce dernier portant les espoirs australiens de briser une malédiction : aucun pilote local n’a jamais fini sur le podium ici depuis 1985. Ricciardo avait frôlé l’exploit en 2014, avant une disqualification technique – typique.

Les nouveaux visages pullulent : huit équipes sur dix ont bougé leurs pions. Kimi Antonelli, 18 ans, remplace Hamilton chez Mercedes, Oliver Bearman rejoint Esteban Ocon chez Haas, Jack Doohan débarque chez Alpine, et Gabriel Bortoleto (Sauber) et Isack Hadjar (Racing Bulls) complètent la vague des ex-F2. Williams aligne Carlos Sainz avec Alex Albon, pendant qu’Aston Martin et McLaren jouent la carte de la continuité. Du lourd, du frais, et probablement du crash.
Piastri, le héros local, et un week-end imprévisible
Oscar Piastri, soutenu par un McLaren en forme en tests, pourrait enfin offrir un podium à l’Australie. Mais Albert Park n’est pas tendre avec les locaux, et la concurrence – Norris en tête – ne lui fera pas de cadeau. Ajoutez à ça les rookies qui découvrent, Hamilton qui s’adapte, et un circuit qui pardonne aussi peu qu’un kangourou énervé, et vous avez une recette pour le chaos. Les F2 et F3, aussi au programme, lanceront leurs saisons avec un carburant 100 % durable – un clin d’œil écolo qui ne sauvera pas les murs de Melbourne.
| Intitulé | Durée | Local | Réunion | Europe | Vietnam |
| Vendredi 14 Mars | |||||
| FP1 | 60′ | 12h30 | 05h30 | 02h30 | 08h30 |
| FP2 | 60′ | 16h00 | 09h00 | 06h00 | 12h00 |
| Samedi 15 Mars | |||||
| FP3 | 60′ | 12h30 | 05h30 | 02h30 | 08h30 |
| Qualifs | 60′ | 16h00 | 09h00 | 06h00 | 12h00 |
| Dimanche 16 Mars | |||||
| Course | 58 tours | 15h00 | 08h00 | 05h00 | 11h00 |
Bref, ce week-end, on aura des réponses sur la vraie hiérarchie… ou juste un beau bordel. Albert Park ne prédit rien, mais il promet du spectacle – ou un fiasco mémorable. Que les jeux commencent !