vendredi, octobre 16, 2026
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Kon’nichiwa, yokoso…

Deux courses dans la saison 2025, et déjà un feuilleton digne d’une télénovela sud-américaine. Alors que le premier triple header (trois courses d’affilée en trois week end consécutifs) de l’année pointe son nez, direction Suzuka, ce circuit japonais où les pilotes risquent autant leur ego que leur carrosserie. Entre la promotion éclair de Yuki Tsunoda chez Red Bull, le fiasco Ferrari et Carlos Sainz qui pleurniche chez Williams, ce Grand Prix s’annonce comme un carnage.

Commençons par le clou du spectacle : Yuki Tsunoda, propulsé coéquipier de Max Verstappen chez Red Bull après seulement deux courses. Liam Lawson, qui galérait comme un bleu dans la RB21, se retrouve rétrogradé chez Racing Bulls, et Yuki jubile. Cinquième saison en F1, et voilà le Japonais enfin dans une voiture qui gagne – ou du moins, qui devrait ou pour le moins le pourrait… À domicile, à Suzuka, il va surfer sur une vague de “Yuki-mania” qui risque de rendre les fans locaux hystériques. Mais ne rêvons pas trop pour lui : cette Red Bull est un monstre capricieux, un vrai cauchemar à dompter. Pour tout dire un baquet maudit ! Même Verstappen, le dieu vivant, a parfois l’air d’un pilote du dimanche avec. Christian Horner, grand manitou, compte sur l’expérience de Tsunoda pour “développer la voiture”. Bonne chance, Yuki, parce que si Max patine, toi, t’as intérêt à prier pour un miracle.

Yuki Tsunoda (JPN) Red Bull Racing

De son côté, Lawson doit ravaler sa fierté et retourner chez Racing Bulls, là où il brillait l’an dernier pendant 11 courses. Verstappen, magnanime, a lâché en Chine que la bagnole de Racing Bulls était plus facile à conduire que la Red Bull. Super, Liam, prouve-le maintenant, dernière chance ! Ca gigote sévère chez les remplaçants (pilotes de réserve). Suzuka, avec ses virages vicieux, n’est pas franchement l’endroit idéal pour reprendre confiance, mais au moins, il connaît l’équipe. Pierre Gasly, lui, avait rebondi après son passage désastreux chez Red Bull en 2019. À Lawson de montrer qu’il n’est pas juste un autre gâchis made in Horner.

Chez McLaren, pas de chaises musicales, mais une guerre d’ego en coulisses. Lando Norris et Oscar Piastri, un chacun après la victoire de l’Australien en Chine, se tirent la bourre. Norris mène de 10 points au championnat, mais Piastri grimpe en flèche. L’an dernier à Suzuka, Lando avait brillé (P5) pendant qu’Oscar ramait (P8). Cette fois, on rêve d’un duel roue contre roue entre les deux coquelets. Sur ce circuit adoré des pilotes – avec ses “S” tordus, les Degners piégeux et le 130R à faire trembler les caleçons –, ça pourrait être un feu d’artifice. Ou un crash spectaculaire. On prend les paris.

Frederic Vasseur (FRA) Ferrari Team Principal

Ferrari, en revanche, patauge dans la semoule. Cinquièmes au classement des équipes, à égalité avec Williams et à 61 points de McLaren, les Rouges sont l’ombre d’eux-mêmes. L’arrivée de Lewis Hamilton faisait saliver tout le monde, et bam, double disqualification en Chine après un week-end déjà moyen (P5 et P6). Fred Vasseur doit se demander pourquoi il a signé pour ce cirque quoique… Oui, Hamilton a claqué une pole et une victoire en Sprint à Shanghai, mais le reste ? Des occasions gâchées et une fiabilité à pleurer. Suzuka, avec son asphalte impitoyable, risque de les achever si les points ne tombent pas rapido.

Et puis il y a Carlos Sainz, chez Williams, qui cherche encore ses marques. Après un début prometteur en tests, il s’est crashé en Australie et s’est perdu en Chine, incapable de comprendre pourquoi sa caisse ne suit pas. Il a copié le set-up d’Alex Albon, et même là, c’était la galère. Williams est quatrième au classement, mais Carlos traîne comme un boulet. À Suzuka, il va falloir qu’il se réveille, parce que ce circuit ne pardonne pas les pleurnichards. Et l’arrivée de Audi est encore bien lointaine !

Parlons de Suzuka, justement. Construit en 1962 par Soichiro Honda, qui voulait un terrain de jeu pour ses bagnoles, ce tracé dessiné par John Hugenholtz est un chef-d’œuvre tordu. 1962 ? John avait peut-être abusé de LSD lorsqu’il a dessiné ce 8 infernal…À l’origine, il devait se croiser trois fois – dommage qu’ils aient réduit ça à un seul crossover, hein. Premier GP en 1987, marqué par Nigel Mansell qui se plante en qualifs et offre le titre à Nelson Piquet. Depuis, c’est un classique : 5,807 km, 53 tours, 307,471 km de course, et un record en 1:30.983 par Hamilton (2019). Les pilotes l’adorent, mais Suzuka est une maîtresse cruelle qui punit la moindre erreur. Avec les fans japonais en transe, l’ambiance sera électrique, mais le bitume, lui, ne fera pas de cadeaux.

Alors, ce GP de Suzuka ? Tsunoda en héros ou en flop, Lawson en quête de rédemption, McLaren en duel fratricide, Ferrari en mode survie, et Sainz en introspection. Et si malgré l’attente impérieuse de nouvelles évolutions pour la RedBull de Verstappen quelques averses classiques venaient rebattre les cartes ? Ça sent le chaos, et on adore ça. Que la foire commence !

IntituléDuréeLocalRéunionEuropeVietnam
Vendredi 4 Avril
FP160′11h3006h3004h3009h30
FP260′15h0010h0008h0013h00
Samedi 5 Avril
FP360′11h3006h3004h3009h30
Qualifs60′15h0010h0008h0013h00
Dimanche 6 Avril
Course53 tours14h0009h0007h0012h00
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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