samedi, octobre 17, 2026
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Loeb vainqueur de la ROC à Sydney…et ça vous étonne?

Sydney a vibré ce week-end au rythme du talent inaltérable de Sébastien Loeb ! L’Alsacien, qui ne semble avoir d’autre maître que la performance pure, s’est offert un cinquième triomphe à la Course des Champions (ROC), devenant ainsi le seul et unique détenteur du record de victoires dans l’histoire de l’événement (2003,2005,2008,2022 et donc 2025). Au départ, il partageait encore ce titre avec Didier Auriol et Mattias Ekström, mais Loeb ne fait pas dans le partage : il règne !

Et comme si cela ne suffisait pas, notre Sébastien national s’est offert le scalp du gratin mondial tout au long du week-end. Accompagné du prodige des circuits Victor Martins bien que boudé par Alpine (une des marques du groupe Renault chez qui roule également Loeb avec Dacia désormais, étonnant, non!), il a d’abord décroché le titre ROC Nations pour la France, ajoutant une touche collective à sa quête de gloire individuelle. Une mise en bouche magistrale avant l’apogée du dimanche : la finale contre l’enfant du pays, Chaz Mostert, idole du public australien, qui voyait déjà son héros triompher à domicile. Mais face à Loeb, il n’y avait rien à faire : le multiple champion du monde des rallyes a fait parler la poudre, s’adjugeant une finale explosive avec cette précision chirurgicale qui a fait sa légende.

Sydney sous le choc, la France en extase

Ce cinquième titre ne fait que confirmer ce que tout amateur de sport automobile sait déjà : Sébastien Loeb n’est pas qu’une légende, il est LA référence absolue. On l’avait quitté conquérant sur les routes du WRC, on l’avait vu dompter les circuits de GT, briller en rallycross, frôler la perfection au Dakar… et le revoilà, intouchable, au sommet d’une compétition qui réunit les meilleurs pilotes du globe, d’ailleurs unanimement admiratifs du français..

Sydney, qui espérait voir Mostert inscrire son nom au palmarès, s’est inclinée avec respect face à l’artiste français. Car oui, Loeb n’est pas seulement un pilote : il est une œuvre d’art en mouvement, une symphonie parfaitement réglée où chaque trajectoire, chaque dérapage et chaque freinage se jouent en virtuose. Si on osait une comparaison audacieuse, on dirait que Senna a laissé son panache en Formule 1 et que Loeb en a fait son étendard sur toutes les surfaces possibles et imaginables.

Un seul défi reste à relever : la couronne ultime du Dakar

Soyons honnêtes : comment ne pas être dithyrambique devant un tel exploit ? Loeb vient d’écrire une nouvelle page de l’histoire du sport auto, et il serait injuste de ne pas le crier sur tous les toits. Mais, si l’on veut éviter de sombrer dans le chauvinisme aveugle, il faut bien concéder qu’un défi majeur demeure.

S’il excelle sur l’asphalte, le gravier et la glace, si aucune voiture ne semble lui résister, un seul trophée manque encore à sa collection pour le consacrer comme l’ultime pilote de tous les temps : le Dakar. Là, le désert a résisté à son génie. Les dunes lui ont offert d’immenses succès d’étape, mais jamais ce sacre absolu que tant de grands noms ont conquis avant lui. Est-ce la dernière équation à résoudre pour le maître incontesté du volant ? Il ne fait aucun doute que l’Alsacien, décidément insatiable, n’a pas dit son dernier mot.

Loeb, roi des rois

En attendant, Sébastien Loeb repart de Sydney en empereur, en conquérant, en icône absolue du sport automobile. Ce cinquième sacre en Course des Champions ne fait que renforcer une évidence : peu importe l’épreuve, le matériel ou l’adversaire, quand Loeb est dans une voiture, il est imbattable. Cocorico, vive le roi !

cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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