Dimanche, Termas de Rio Hondo a vibré sous le soleil argentin, mais surtout sous le joug implacable de Marc Marquez, alias le cannibale du MotoGP, qui a encore une fois décidé que la victoire était son droit divin. Face à lui, son petit frère Alex, qui a cru un instant pouvoir jouer dans la cour des grands, et un Francesco Bagnaia tellement discret qu’on se demande s’il n’a pas confondu le Grand Prix avec une balade dominicale. Et devinez qui complète le podium ? Franco Morbidelli, oui, vous avez bien lu, l’Italien qu’on croyait perdu dans les limbes depuis 2021. Bienvenue dans un nouvel épisode de la saga Marquez, où le suspense est aussi prévisible qu’un scénario de téléfilm de l’après-midi.
Dès le départ, Marc, avec son numéro 93 désormais rouge Ducati, a montré qui était le patron en chipant le holeshot sous le nez d’Alex, pendant que Marco Bezzecchi jouait les cascadeurs en s’étalant au premier virage après un câlin un peu trop appuyé avec Fabio Quartararo. Pendant ce temps, Johann Zarco, en bon Frenchman énervé, harcelait Bagnaia comme une mouche sur un fruit trop mûr, laissant les frères Marquez s’échapper tranquillement avec une avance de 0,7 seconde. Alex, en bleu Gresini, a même eu l’audace de passer Marc au 4e tour, profitant d’une micro-erreur de l’aîné. On a failli y croire, presque ému par ce moment de rébellion fraternelle. Presque.

Mais Marc n’est pas du genre à laisser un cadet lui voler la vedette. Pendant que Morbidelli se faufilait en troisième position – un exploit qu’on qualifierait de miracle si on était croyant –, Bagnaia, lui, semblait occupé à admirer le paysage argentin, laissant Zarco lui coller au train sans jamais vraiment réagir. À mi-course, le statu quo s’installait : Alex devant Marc, Morbidelli à distance respectable, et Pecco en mode “je suis là mais pas trop”. On aurait presque entendu les mouches voler autour de la Ducati n°63.

Puis vint le money time, et Marc a décidé qu’il en avait assez de jouer les faire-valoir. Au 18e tour, il tente une attaque au virage 5, rate son coup, et offre à Alex un sursis de 0,4 seconde. Mais au 19e, bim, nouvelle offensive, et cette fois, c’est plié : Marc passe, Alex plie, et le grand frère s’envole. À cinq tours de la fin, l’écart grimpe à 0,7 seconde, puis à 1,5 seconde à l’entame du dernier tour. Derrière, Bagnaia se réveille enfin pour titiller Morbidelli, mais trop tard, l’Italien tout jaune accroche son podium comme on retrouve un billet oublié dans une poche. Résultat : Marc gagne, Alex pleure en deuxième place (encore), et Franco savoure un come-back qu’on n’attendait plus.

| Pos. | Pilote | Team | Chrono |
|---|---|---|---|
| 1 | M. Marquez | DUCATI | 41:11.100 |
| 2 | A. Marquez | GRESINI | +1.362 |
| 3 | F. Morbidelli | VR46 | +4.695 |
| 4 | F. Bagnaia | DUCATI | +5.536 |
| 5 | F. Di Giannantonio | VR46 | +7.138 |
| 6 | J. Zarco | HONDA | +7.487 |
| 7 | B. Binder | KTM | +14.294 |
| 8 | P. Acosta | KTM | +15.646 |
| 9 | J. Mir | HONDA | +15.787 |
| 10 | L. Marini | HONDA | +16.025 |
Bagnaia, lui, finit 4e, un résultat aussi fade qu’un plat sans sel, pendant que Fabio Di Giannantonio et Zarco complètent le top 6. Mention spéciale à Ai Ogura, brillant 8e avant d’être disqualifié pour une sombre histoire de logiciel non homologué – le MotoGP, ce feuilleton où même les rookies se font piéger par la paperasse. Marc, invaincu en 2025 avec quatre victoires en quatre courses, file vers Austin, son jardin préféré, où il risque encore de faire la loi. Alex et Pecco, eux, devront se contenter de ramasser les miettes. Quelle surprise, n’est-ce pas ?
| Pos. | Pilote | Team | Points |
|---|---|---|---|
| 1 | M. Marquez | DUCATI | 74 |
| 2 | A. Marquez | GRESINI | 58 |
| 3 | F. Bagnaia | DUCATI | 43 |
| 4 | F. Morbidelli | VR46 | 37 |
| 5 | J. Zarco | HONDA | 25 |