vendredi, octobre 16, 2026
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Marc Marquez plante SON drapeau…

Vendredi à Aragon. Une journée bénie des dieux pour Marc Marquez, et une malédiction pour le reste du paddock. Pendant que le #93 retrouvait son terrain de chasse préféré – le MotorLand d’Aragon, où il semble avoir enterré à jamais le mode “humain” – les autres tentaient tant bien que mal de ne pas finir à genoux, écrasés par le rythme de l’enfant du pays. Verdict de cette première journée : si vous n’avez pas le nom “Marquez” sur votre dossard, vous n’êtes probablement pas à l’aise.

La loi du #93 : c’est toujours son circuit

Il a suffi d’un tour, un seul, pour rappeler à tout le monde qui était le patron des lieux : 1:46.397, et rideau. À plus de deux dixièmes derrière ? Son frère Alex, qui roule pourtant avec une Ducati satellite mais qui semble avoir hérité de quelques gênes utiles. Derrière encore ? Un Maverick Viñales en mission camouflage chez KTM Tech3, qui s’est incrusté dans le top 3 avec une gueule d’enfant pas trop sûr de ce qu’il vient de faire.

Marc Marquez ne s’est pas contenté d’être le plus rapide. Il l’a été avec une telle désinvolture qu’on aurait cru qu’il préparait un barbecue plus qu’un Grand Prix. Le chrono est tombé à douze minutes de la fin, comme un coup de marteau sur le casque de Brad Binder, alors deuxième, relégué à 1,1 seconde. Oui, plus d’une seconde. Dans une catégorie où trois dixièmes séparent habituellement le premier du dixième. Bienvenue à Aragon, royaume de la distorsion spatio-temporelle signée Marquez.

Alex Marquez, le frère pas si petit que ça

Pendant que Marc s’envolait vers une autre dimension, Alex Marquez a tranquillement dégainé un 1:46.907 pour s’emparer de la deuxième place. À 0.5s de son frère, mais surtout à des années-lumière de ce qu’on attendait encore de lui il y a deux saisons. Certes, il roule sur une Ducati et non plus sur cette parodie de prototype qu’est la Honda HRC. Mais tout de même. Le #73 semble plus proche que jamais de l’exploit : battre son frère, non pas à la bataille de boules puantes dans le salon familial, mais sur la piste.

KTM sort du bois, Honda revient d’outre-tombe

Alors non, vous ne rêvez pas. KTM, la marque autrichienne habituellement spécialiste du “coup d’éclat suivi d’un plongeon dans l’oubli”, a placé trois motos en Q2 directes. Viñales P3, Acosta P5, et Binder P7. Mieux : même Honda a décidé de revenir d’entre les morts. Joan Mir, le champion 2020 qui traînait jusqu’ici son spleen sur une RCV aussi capricieuse qu’une imprimante en open space, s’est hissé en P4. Et Johann Zarco, sur une LCR repeinte en Castrol vert criard, claque un P6 de bon aloi. Que se passe-t-il ? Est-ce le retour du monde à l’endroit ou un simple hoquet cosmique avant le chaos de demain ?

Yamaha : l’éternel naufrage

Dans la catégorie “on creuse encore”, Yamaha a décidé de frapper un grand coup. Ou plutôt, de rater un grand coup. Quartararo ? P18. Et encore, il a eu du mal à y arriver. Le Français glisse autant que ses espoirs fondent au soleil. En cause ? Un manque d’adhérence arrière qu’on pourrait qualifier de dramatique… ou de chronique. Chez Yamaha, on ne cherche même plus à comprendre : on regarde les KTM, on soupire, et on ressort la calculatrice pour compter les dixièmes de retard. Tous les pilotes Yamaha (oui, tous) passeront par la case Q1 demain. La jungle. L’arène. Le carnage. Ca va frotter sévère !

Bezzecchi, Di Giannantonio, Oliveira : les déçus du vendredi

Silverstone winner Marco Bezzecchi pensait avoir fait le job. Jusqu’à ce que Fermin Aldeguer – le rookie qui a visiblement oublié qu’il était rookie – et Franco Morbidelli le délogent du top 10 dans les dernières minutes. Même sanction pour Fabio Di Giannantonio, tandis que Miguel Oliveira a de nouveau fait un numéro de magie noire : disparition totale dans le classement.

Sprint à l’horizon : Marc et les autres

Et demain ? Tissot Sprint et qualifications. Et la question qui fait trembler tout le paddock : quelqu’un peut-il arrêter Marc Marquez à Aragon ? Spoiler : à moins d’un tremblement de terre ou d’une panne de cerveau du #93, cela semble improbable (bien que la pathologie panne de cerveau ait déjà été observée depuis le kickoff). Il est à domicile. Il est en forme. Il est sur Ducati. Autant dire qu’il joue avec des cartes truquées pendant que les autres comptent les allumettes.

Alex Marquez, Tissot Sprint Race, British MotoGP, 24 May 2025

Mais le MotoGP aime les rebondissements. Et les sprints sont rarement paisibles. Alors va savoir : une chute, un départ raté, un Pedro Acosta en fusion, ou même un Alex Marquez en mode revanche fraternelle… tout est possible. Même un éclair de lucidité chez Yamaha. Bon, faut pas pousser non plus.

Rendez-vous demain pour le sprint et les qualifs. Et n’oubliez pas : Aragon, c’est chez Marc. Les autres, ils sont juste là pour la déco.

IntituléDuréeLocalRéunionVietnam
Samedi 7 Juin
FP230′10h1012h1015h10
Qualifs40′10h5012h5015h50
Sprint11 tours15h0017h0020h00
Dimanche 8 Juin
Warm up10′09h4011h4014h40
Course23 tours14h0016h0019h00
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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