samedi, octobre 17, 2026
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Marquez devant Marquez et baston pour le bronze…

Nous y voilà, les fous du guidon ont planté leurs tentes dans le désert qatari pour la quatrième manche du MotoGP 2025. Après le rodéo texan, direction Losail, où le bitume brûle sous un soleil qui ne pardonne rien, pas même les ego surdimensionnés des pilotes. Ce week-end, le samedi a encore une fois volé la vedette, entre qualifications au couteau et course sprint où chaque point compte comme une goutte d’eau dans ce désert. Mais soyons clairs : si vous espériez du suspense pour la victoire, passez votre chemin. Marc Marquez a encore tout écrasé, laissant les miettes à ceux qui osent encore rêver de lui voler la couronne.

Qualifications : Marquez, Quartararo et des surprises

Commençons par les qualifs, ce moment où les pilotes se battent pour une place au soleil – ou plutôt sous les projecteurs de Losail. Marc Marquez, fidèle à sa légende, a claqué la pole avec cette arrogance naturelle qui fait grincer des dents. Son petit frère Alex, pourtant pas manchot, s’est contenté de la P2, histoire de rappeler qu’il est toujours dans l’ombre du maître. Mais la vraie surprise, c’est Fabio Quartararo. Le Français, qu’on donnait à moitié mort sur sa Yamaha agonisante, a sorti une P3 improbable, comme un mirage en plein désert. De quoi redonner un peu d’espoir aux fans tricolores…

Franco Morbidelli, couvé par l’ombre tutélaire de Valentino Rossi – présent sur le circuit comme un fantôme du passé glorieux – a aussi montré les crocs avec une qualif solide. Pendant ce temps, Jorge Martin, le champion du monde en titre, faisait peine à voir. De retour après une chute qui l’a laissé sur le carreau en début de saison, l’Espagnol a pataugé en Q1, échouant à faire mieux qu’une P4 insuffisante pour avancer. Un retour ? Plutôt un cauchemar éveillé.

Pos.PiloteMotoChronos
1M. MarquezDUCATI1’50.499
2A. MarquezDUCATI+0.101
3F. QuartararoYAMAHA+0.260
4F. MorbidelliDUCATI+0.311
5DiGiannantonioDUCATI+0.430

Sprint : Marquez, l’intouchable, et les autres qui rament

Passons à la course sprint, ce format qui promet du spectacle mais finit souvent par sacrer les mêmes. Devinez qui a pris le holeshot ? Marc Marquez, évidemment. Alex a bien tenté un coup de bluff au départ, passant son frangin au virage 1 du deuxième tour, mais la “fourmi” n’a pas traîné pour remettre les pendules à l’heure. À partir de là, c’était plié : Marc a filé comme une fusée, laissant Alex à 0,3 seconde, puis 0,5, puis 1,2 au dernier tour. Imbattable ? Non, inhumain. Son seul adversaire, c’est lui-même – et encore, il faudrait qu’il décide de se saboter (comme au Texas) pour qu’on ait une chance de voir autre chose en tête.

Derrière, la bagarre pour le podium a offert un peu de sel à une course autrement prévisible. Morbidelli, accroché à sa P3 comme à une bouée, a résisté à la pression de Quartararo et du rookie Fermin Aldeguer, qui a montré un culot monstre pour un novice. Fabio, pourtant en feu, a gâché ses chances avec une erreur au dernier virage, laissant Aldeguer lui chiper la P4. Morbidelli, lui, a tenu bon, décrochant un bronze mérité sous le regard approbateur de Rossi. On dirait presque une passation de pouvoir, si ce n’était pas si pathétique de voir l’Italie s’accrocher à des espoirs bien difficiles à reconquérir avec la présence des deux diables espagnols devant.

Et puis, il y a les grands perdants. Francesco Bagnaia, le double champion du monde, a livré une prestation d’une médiocrité rare. Parti P11, il a grappillé jusqu’à P8, mais franchement, pour un mec censé jouer le titre, c’est une blague. Quant à Jorge Martin, parlons-en : P16, hors des points, invisible. On l’a vu réapparaître après sa blessure, mais là, c’était plus une ombre qu’un champion. Aprilia doit se demander s’ils n’ont pas misé sur le mauvais cheval. Allez, ils pourront au moins surfer sur le numéro 1 sur le carénage de Jorge toute la saison pour de belles photos.

Le verdict : un one-man show lassant

Marc Marquez, pole, victoire, record du tour : la routine. Avec ce doublé, il reprend la tête du championnat, et on se demande bien qui pourrait l’arrêter. Alex Marquez, en P2, fait ce qu’il peut, mais c’est comme essayer de suivre un TGV avec un intercité. Morbidelli, Quartararo et Aldeguer ont sauvé les meubles avec du panache, mais soyons honnêtes : ils se battent pour les places d’honneur. Bagnaia et Martin, eux, sont dans le dur, et le Qatar n’a fait que confirmer une vérité cruelle : en ce moment, il n’y a qu’un roi, et il s’appelle Marquez, Marc Marquez…

Pos.RiderTeamChrono
1M. MarquezDUCATI20:38.304
2A. MarquezGRESINI+1.577
3F. MorbidelliVR46+3.988
4F. Aldeguer GRESINI+4.369
5F. QuartararoYAMAHA+4.593
6F. Di GiannantonioVR46+5.099
7A. OguraTRACKHOUSE+10.199
8F. BagnaiaDUCATI+10.334
9M. BezzecchiAPRILIA+11.300

Alors, quoi de neuf sous le soleil de Losail (et ses projecteurs évidemment) ? Rien, ou presque. Le MotoGP reste un terrain de jeu où Marquez impose sa loi, pendant que les autres se disputent les restes. Dimanche, pour le Grand Prix, on nous promet du spectacle, mais à moins que la “fourmi” ne décide de faire une sieste, attendez-vous à la même rengaine. En attendant, le désert a parlé : Marquez est intouchable, et les rêves des autres s’effacent comme des traces dans le sable.

IntituléDuréeLocalRéunionEuropeVietnam
Dimanche 13 Avril
Warm up10′15h4016h4014h4019h40
Course22 tours20h0021h0019h0000h00
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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