vendredi, octobre 9, 2026
spot_img

Palou, empereur du désert de Thermal…

Accrochez-vous à vos illusions de suspense, car la deuxième manche de la saison IndyCar 2025 au Thermal Club en Californie nous a offert un spectacle aussi prévisible qu’un scénario de téléfilm de l’après-midi. Alex Palou, cet homme qui semble avoir vendu son âme au dieu des pneus et de la stratégie, a une fois de plus écrasé la concurrence avec la délicatesse d’un rouleau compresseur sur une pâte à modeler. Bienvenue dans l’ère Palou, où les autres pilotes ne sont que des faire-valoir dans son one-man-show grandeur nature.

Le rendez-vous était pris sur le circuit de Thermal, un tracé inédit pour le championnat, 3,067 miles (4,935km) de bitume abrasif niché dans le désert californien, où les 17 virages ont vite compris qui était le patron. Dès le départ, Palou, au volant de sa No. 10 de Chip Ganassi Racing, a décidé de jouer les modestes en laissant la pole à Pato O’Ward, ce jeune Mexicain audacieux de chez McLaren qui pensait encore pouvoir tenir tête au maître. Quelle naïveté touchante ! La stratégie de Ganassi, aussi rusée qu’un renard dans un poulailler, avait “sacrifié” la pole pour préserver des pneus en meilleur état pour la course. Et devinez quoi ? Ça a marché. Étonnant, non ?

Dès le premier virage, Palou a mis la pression sur Christian Lundgaard, le Danois aux couleurs papaye de McLaren, qui a tenté de jouer les héros en défendant sa deuxième place comme un chien son os. Pendant ce temps, O’Ward, le poleman, filait en tête, probablement en se disant qu’il avait une chance de briller. Pauvre petit. Au 50e tour des 65 prévus, Palou a décidé que la récréation était terminée. Après plusieurs tentatives dont une sortie des stands épique, après un mano a mano de six virages au tour 50 où Lundgaard s’est battu comme un beau diable, il a finalement dû s’incliner devant l’arrière-train divin de la voiture No. 10. Transcendant, disent-ils. On appelle ça une leçon de pilotage, messieurs.

Mais le clou du spectacle est arrivé au 56e tour. O’Ward, qui avait dominé le début de course, a vu fondre sur lui un Palou déchaîné, armé de pneus Firestone Firehawk alternatifs bien plus grippants que les primaires fatigués du Mexicain. Une attaque chirurgicale dans le virage 7, et hop, adios Pato ! Palou s’est envolé, terminant avec 10,1854 secondes d’avance sur O’Ward, qui doit encore se demander ce qui lui est tombé dessus. Lundgaard, troisième, sauve l’honneur de McLaren, qui décroche deux places sur le podium pour la première fois depuis mai 2023. Bravo, les gars, vous avez presque l’air compétitifs.

Palou, lui, savoure sa 13e victoire en carrière et sa deuxième en deux courses cette saison. “Quel week-end incroyable”, a-t-il lâché, avec ce sourire de type qui sait que personne ne peut l’arrêter. “On a pris un pari agressif avec les pneus rouges usés au départ, mais on visait la fin de course, et ça a payé.” Merci, capitaine Évidence. Pendant ce temps, Lundgaard pleurniche : “C’est dur de voir ce gars nous battre à chaque fois. Il faut trouver un moyen de l’arrêter.” Bonne chance avec ça, Christian. Peut-être une prière ou un sabotage discret ?

Le plus hilarant dans tout ça, c’est la déroute stratégique d’O’Ward. “On a pris un risque, ça n’a pas marché”, a-t-il admis, penaud. Utiliser les pneus rouges neufs dès le départ pour ensuite finir sur des primaires usés en fin de course ? Brillant. Vraiment. “On n’avait aucune chance”, a-t-il ajouté. Sans blague, Sherlock. Pendant que McLaren tâtonne, Palou et son stratège Barry Wanser réécrivent le manuel du génie tactique. Après St. Petersburg, où ils avaient déjà joué les pneus alternatifs comme des virtuoses, voilà qu’ils remettent ça à Thermal. On appelle ça une masterclass, les enfants.

Avec 39 points d’avance sur O’Ward au championnat après seulement deux courses sur 17, Palou semble parti pour un nouveau titre, après ceux de 2021, 2023 et 2024. Derrière, Colton Herta (4e) et Felix Rosenqvist (5e) ramassent les miettes, mais soyons honnêtes : ils regardent tous le même film, celui où Palou gagne et eux applaudissent poliment. Prochain arrêt, Long Beach, le 13 avril. Quelqu’un osera-t-il défier le roi ? Ou devra-t-on encore subir une ode à la perfection catalane ? Prenez vos paris, mais ne misez pas trop gros sur la surprise. Avec Palou, Ganassi et la No. 10, l’IndyCar ressemble de plus en plus à une monarchie absolue. Et on n’a même pas de guillotine sous la main…

PosPiloteTeamMoteurPoints
1Alex PalouChip Ganassi Racing Logo Honda Logo102
2Pato O’WardArrow McLaren Logo Chevrolet Logo63
3Scott DixonChip Ganassi Racing Logo Honda Logo61
4Christian LundgaardArrow McLaren Logo Chevrolet Logo60
5Felix RosenqvistMeyer Shank Racing Logo Honda Logo56
6Kyle KirkwoodAndretti Global Logo Honda Logo54
7Josef NewgardenTeam Penske Logo Chevrolet Logo53
8Colton HertaAndretti Global Logo Honda Logo47
9Alexander RossiEd Carpenter Racing Logo Chevrolet Logo43
10Scott McLaughlinTeam Penske Logo Chevrolet Logo41
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

Articles similaires

- Publicité -spot_img

Derniers articles

fr_FRFrançais