Chaque année olympique (en dehors d’évènements exceptionnels), la Ligue de Sport Automobile de la Réunion procède à l’élection de sa Présidence et de son bureau. Comme de tradition, cette période semble propice à des positionnements pour le moins étranges de certains.
Quel est le rôle de la Ligue?
Le premier rôle de la LSAR est d’être le représentant local de la FFSA. Pour vous la faire simple et courte, c’est une boîte aux lettres avant tout. Alors certes, ce recentrage déplaira sans doute à certains qui s’imaginent être Président ou Ministre du sport auto à la Réunion mais la réalité est toute autre. La LSAR veille à l’application des règles nationales fédérales. La ligue organise le Championnat local (et ses coupes de plus en plus nombreuses) et la remise des prix de fin d’année. La LSAR est donc l’interlocuteur auprès des institutions locales dans l’application des standards nationaux. La Ligue doit également assurer la formation des officiels (gros chantier en perspective) et dans la mesure du possible faire en sorte que l’ambiance soit correcte entre les différents acteurs: relations inter-clubs, relations avec les pratiquants etc…Enfin, la LSAR délivre le fameux Visa (véritable sésame pour tout organisateur) pour les compétitions réputées “épreuves régionales”. Bien évidemment certains chantiers fédéraux sont alloués à des opérateurs locaux à l’instar de Rallye Jeunes.
Vous l’aurez compris, le rôle premier de la Ligue est avant tout de mettre de l’huile dans les rouages pour assurer la pérennité du Sport Auto.
Quel scrutin?
Pour commencer comment se déroulent ces élections? Cette élection est une élection “de liste” avec des groupes constitués qui font acte de candidature le jour des élections (Samedi 20 Avril 2024). Les convocations ont été envoyées aux ASA et ASK début Avril. Le mode de scrutin ne se fait pas au suffrage direct des licenciés. Les délégués de chaque club portent les voix de leurs licenciés et chaque ASA et ASK représente un “poids” selon le nombre de licenciés à N-1. Ainsi, c’est le nombre de licenciés 2023 qui a valeur de référence pour chaque club. A cette occasion, certains se croient malins en ajoutant des licences au dernier moment alors que l’année sportive est close. Cela a d’ailleurs été le cas en toute fin de saison 2023. Supérieurement intelligents? Pas vraiment puisque ces licences ont été ajoutées à deux jours de la fermeture officielle de la saison fin Décembre et que les licences ajoutées (précisant le patronyme de chacun) ont été pondérées sur deux ASA. Il sera d’ailleurs intéressant pour la FFSA de s’assurer que ces licences opportunistes sont vraiment concernées par le sport auto et renouvelleront leurs licences en 2024. Il s’agit clairement de bourrage d’urne pour augmenter artificiellement la représentativité de certains. Concernant les allégations portées par certains concernant des prises de licence abusives il y a plusieurs années, qu’ils sortent ouvertement du bois ou qu’il cessent ces attaques “en misouk” qui pourraient bien se régler finalement par le biais judiciaire sous le chef de “diffamation”. Si c’est avéré, que les mis en cause soient jugés (sévèrement) sinon, dossier clos, next!
Qui peut se présenter ?
Tout licencié à N-1 peut se présenter dans une liste ou monter une liste à conditions de faire acte de candidature au plus tard 8 jours avant la date de scrutin. Tout comme à l’occasion des élections présidentielles de 2017 quand François Hollande annonçait “choisir” de ne pas postuler, le Président actuel Christian Pausé déclare choisir de ne pas se représenter. Toujours comme lors des élections nationales, certains apprentis politiciens se prennent souvent pour des marionnettistes en pensant tirer les ficelles pour tenter d’exister (ou exister de nouveau) et revenir pour certains d’entre eux “régler des comptes personnels”. Ces “petits hommes gris” agissant en coulisse sont les fossoyeurs du sport auto. Ils devraient pourtant avoir constaté au vu de leur passé politique (ou politicien) que ce type de démarche ne mène à rien, même pour eux. Ces querelles permanentes sont énergivores au possible et participent à l’affaiblissement du sport auto auprès de nos bailleurs de fonds. L’opposition est toutefois nécessaire encore faut-il proposer une solution et ne pas se contenter d’être “contre” par idéologie. Le temps a coulé et le sport auto d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le sport auto de la fin du XX° siècle et du début du XXI°.
Terre brûlée et chaise vide…
Enfin, en guise d’épilogue en attendant les résultats sortis des urnes Samedi prochain, deux politiques sont à proscrire quand on se déclare défendre le sport auto. Ainsi la politique de la terre brûlée est délétère pour la discipline et le choix de la chaise vide lors d’un scrutin me semble pour le moins non constructif. L’abstention est ententable au contraire de la fuite. Tout avis est bon à prendre et une opposition à une liste DOIT avant tout faire valoir ses arguments (si tant est qu’il y en ait) dans le circuit décisionnel. Selon nos informations (vérifiées comme il se doit) une seule liste a fait acte de candidature dans les délais impartis auprès de la Ligue. L’affaire semble donc entendue même s’il est primordial désormais que la LSAR puisse se mettre à l’ouvrage avec sérénité en tenant compte des avis des uns et des autres (apparaissant sur ladite liste ou pas)…Fuir un scrutin, c’est fuir ses responsabilités (confiées par les licenciés).
Pour terminer, ce n’est pas la LSAR qui organise nos épreuves, ce rôle primordial est confié aux ASA, seuls garants de la tenue de nos épreuves. La LSAR est l’émanation de ces ASA et ASK (cette mandature encore). Ces organisations se font sous réserve de respecter les cahiers des charges nationaux et régionaux dont l’arbitre reste la Ligue de Sport Auto de la Réunion. Comme tout arbitre, la Ligue se doit de rester au-dessus de la mêlée et veiller au respect des règles dans l’intérêt supérieur de la discipline.