lundi, septembre 7, 2026

Pias…three, RedBull digère mal la papaye…

Un podium en Floride sans Verstappen, sans Ferrari, sans logique apparente… mais avec deux McLaren orange fluo en tête ? Oui, vous n’avez pas trop abusé du soleil ni d’un apéro dominicale : Oscar Piastri a remporté à Miami sa quatrième victoire en six courses (sa troisième d’affilée), devant Lando Norris pour un doublé McLaren aussi indiscutable que l’état comateux de Red Bull. George Russell complète le podium, 37 secondes plus loin, tel un invité de dernière minute à une soirée déjà bien entamée.

Verstappen en pole, mais surtout à l’arrêt

Tout avait pourtant commencé comme d’habitude : Max Verstappen en pole, casque vissé, mâchoire crispée, prêt à humilier la concurrence en tongs. Sauf que cette fois, le sort (et Lando Norris) avait d’autres plans. Dès le premier virage, Verstappen tente de fermer la porte à son camarade britannique, qui force un peu, sort beaucoup, et laisse passer le duo Antonelli-Piastri dans la foulée. Ça sentait déjà la panique chez les taureaux rouges, visiblement allergiques à la météo humide et aux McLaren en forme.

Oscar Piastri : discret, clinique, assassin

Pendant que Verstappen luttait contre le grip comme un danseur de samba sous Xanax, Oscar Piastri faisait du Oscar Piastri : peu de mots, beaucoup de talent, zéro émotion. En un dépassement chirurgical au 14e tour, l’Australien passait Verstappen et ne le revoyait plus que dans les rétros (et encore, avec des jumelles). Norris, lui, repassait Verstappen à la force du poignet et d’un dépassement aussi musclé que juridiquement discutable, validé ensuite à la radio par le McLaren Compliance Department : “ça passe crème, chef”.

Russell 3e : parce qu’il fallait bien un survivant

George Russell a eu la bonne idée de chausser les pneus durs et d’attendre que le chaos s’installe pour émerger, proprement, à la 3e place. À 37 secondes des McLaren, on parlera plutôt d’un podium d’endurance que de performance. Mais l’important, c’est la médaille, n’est-ce pas ? Mercedes s’en contentera, vu le niveau de tragédie grecque atteint par Ferrari.

Ferrari : stratégie espresso, résultat décaféiné

Chez Ferrari, on est toujours à la pointe… du ridicule. Un interminable débat radio entre Hamilton (oui, toujours lui) et son équipe sur le thème “doit-on laisser passer Leclerc parce qu’il a des pneus plus durs et une humeur plus molle ?” a viré au vaudeville. Hamilton, en forme vocale : “Allez prendre un thé pendant qu’on y est.” Puis, quelques tours plus tard : “Ah, il faut que je laisse passer ? Bah dites-le plus tôt !” Résultat : une 7e et 8e place pour les Rouges, et des ondes radio à jamais traumatisées.

Albon cinquième, Antonelli sixième : et si le monde tournait à l’envers ?

Le top 10 offrait un patchwork improbable : Alexander Albon cinquième, en livrée Williams certes toujours moche, mais qui file droit. Kimi Antonelli, rookie Mercedes au calme plat malgré un pit stop raté, termine sixième, devançant les deux Ferrari. L’Italien continue de progresser sans bruit, ce qui est à saluer dans une équipe où Hamilton hurle pendant que Russell tient le carnet de chèques.

Sainz vs Hamilton : baston d’internes chez les ex

La fin de course a donné lieu à une scène digne d’un épisode de Drive to Survive : Carlos Sainz, désormais chez Williams, décide de s’en prendre à l’ancien champion. Dernier tour, dernier virage, attaque kamikaze sur Hamilton, qui tient bon. Les commissaires enquêtent, Carlos bougonne, Lewis râle, et la F1 fait ce qu’elle sait faire de mieux : repousser la décision au prochain épisode.

PosPiloteTeamChronos
1Oscar PiastriMcLaren1:28:51.587
2Lando NorrisMcLaren+4.630s
3George RussellMercedes+37.644s
4Max VerstappenRed Bull Racing+39.956s
5Alexander AlbonWilliams+48.067s
6Kimi AntonelliMercedes+55.502s
7Charles LeclercFerrari+57.036s
8Lewis HamiltonFerrari+60.186s
9Carlos SainzWilliams+60.577s
10Yuki TsunodaRed Bull Racing+74.434s

En fond d’écran : pluie, VSC, Lego et abandon collectif

Oui, les pilotes ont défilé en voitures LEGO avant la course. Oui, la pluie a menacé mais n’a jamais vraiment dérangé. Oui, quatre abandons ont rythmé les hostilités : Doohan dès le départ (merci Lawson), Bortoleto en panne (merci Sauber), Bearman qui cale, et Lawson qui finit sa journée là où il l’avait commencée : dans le mur. Alpine, elle, continue de sombrer dans l’anonymat, avec Gasly 13e et Doohan déjà au bar au tour 2. Avec tout ça, les argentins s’excitent promettant l’arrivée en Europe de Colapinto.

Miami 2025 : l’ère Piastri est-elle déjà là ?

Oscar Piastri sort de ce week-end avec 131 points au championnat, 26 de plus que Norris. Verstappen, largué comme une valise sur un tarmac de low cost, voit sa dynastie flancher. McLaren, elle, n’avait plus claqué un doublé pareil depuis qu’on regardait les courses sur écran cathodique. Les papayes sont mûres, et elles cognent fort.

Miami a offert son lot de soleil, de drama et de stratégie façon PowerPoint chez Ferrari. Mais surtout, elle a mis en lumière une réalité de plus en plus criante : Oscar Piastri ne plaisante pas. Et tant que McLaren garde ce rythme, Verstappen et les autres vont devoir s’habituer à la vue des combinaisons orange. Avec ou sans pluie. Vivement le début de la saison européenne où nombre d’évolutions sont attendues et promises pour nombre d’écuries…Allez, direction Imola !

Pos.PiloteTeamTotal
1Oscar PiastriMcLaren131
2Lando NorrisMcLaren115
3Max VerstappenRed Bull Racing99
4George RussellMercedes93
5Charles LeclercFerrari53
6Kimi AntonelliMercedes48
7Lewis HamiltonFerrari41
8Alexander AlbonWilliams30
9Esteban OconHaas14
10Lance StrollAston Martin14
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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