samedi, octobre 17, 2026
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Piastri confirme sa pole, Ferrari s’auto-détruit et le cirque continue…

Le circuit international, fraîchement resurfacé, a offert un spectacle aussi brillant que les ambitions démesurées des écuries – et aussi chaotique que leurs stratégies parfois douteuses. Avec un grip enfin digne de ce nom, les records de la piste ont volé en éclats comme les espoirs de certains pilotes. Oscar Piastri, le golden boy de McLaren, a transformé sa pole en une victoire éclatante, laissant son coéquipier Lando Norris et le Mercedes de George Russell manger la poussière orange. Mais derrière ce triomphe papaya, le Grand Prix de Chine a surtout été une ode à l’absurde, ponctuée de disqualifications et de décisions techniques à faire hurler un ingénieur en chef.

Commençons par le héros du jour : Piastri. Après avoir gâché ses chances en Australie à domicile la semaine dernière – un faux pas qu’on lui pardonne à peine –, l’Australien a décidé de montrer au monde qu’il n’était pas juste un faire-valoir de Norris. Parti en tête, il a contrôlé la course avec la précision d’un métronome et la sérénité d’un moine tibétain. Pas une erreur, pas un dérapage, juste 56 tours de domination implacable. Norris, lui, a suivi à distance respectable, à trois secondes près, jusqu’à ce que ses freins commencent à jouer les divas en fin de course. “Ne prends pas de risques“, lui a-t-on susurré depuis le muret McLaren. On imagine le drame si le Britannique avait dû expliquer une sortie de piste à Zak Brown. Résultat : un doublé McLaren, propre, net, presque ennuyeux. Presque.

George Russell, intercalé entre les deux citrouilles roulantes en qualifications, a bien tenté de jouer les trouble-fêtes. Il a même repris la deuxième place un court instant lors des arrêts aux stands, mais Norris, malgré ses freins capricieux, l’a vite remis à sa place. Troisième, c’est honorable, George, mais on sait tous que tu rêves d’un autre destin que celui de l’éternel “presque vainqueur”. Derrière, Max Verstappen a bouclé un week-end sans éclat en quatrième position. Red Bull, après un Sprint laborieux, n’a pas brillé. Max avait prédit une course compliquée, et il n’a pas menti. Peut-être était-il trop occupé à gérer ses pneus pour se plaindre à la radio. Les premières évolutions réelles de sa voiture ne sont pas attendues avant 3 ou 4 épreuves. Il faudra continuer à marquer autant de points que possible d’ici là avant de pouvoir prétendre à la victoire.

Mais le vrai feuilleton s’est joué chez Ferrari. Lewis Hamilton, auréolé de sa victoire émouvante en Sprint la veille – sa première sous les couleurs rouges –, et Charles Leclerc ont offert un numéro de duettistes tragicomique dès le premier tour. Contact à l’entrée du virage 2, aile avant endommagée pour Leclerc, et une stratégie à deux arrêts pour Hamilton qui sentait le désespoir à plein nez. Leclerc, stoïque, a décidé de rouler avec son aileron bancal, refusant de passer par les stands malgré une perte d’efficacité aéro estimée à 20%. “On peut survivre“, a-t-il lancé, optimiste. Spoiler : il n’a pas survécu aux vérifications techniques post-course. Hamilton, lui, a enchaîné les tours rapides comme pour prouver qu’il n’était pas encore prêt pour la maison de retraite, mais ça n’a pas suffi. Et puis, bim, la douche froide : disqualification pour les deux Ferrari. Poids de voiture non conforme pour Charles (1kg, oui, 1kg), plus un assemblage de plancher trop fin pour ce dernier. “L’assemblage de planches du la voiture 44 a été mesuré et s’est avéré être de 8,6 mm (LHS), 8,6 mm (ligne médiane de la voiture) et 8,5 mm (RHS). Il s’agit d’une épaisseur minimale de 9 mm spécifiée à l’article 3.5.9 du règlement technique” On imagine la tête de Fred Vasseur dans le motorhome rouge. “Tutto bene”, qu’ils disaient.

Et que dire de Pierre Gasly ? Le Français, chez Alpine, y a cru en terminant 11e… jusqu’à ce que les commissaires le jettent dehors pour le même motif de poids non réglementaire. Alpine, déjà en crise existentielle après un début de saison calamiteux, peut désormais se vanter d’être la seule écurie sans le moindre point. Bravo, messieurs, c’est presque un exploit.

Pendant ce temps, Esteban Ocon a sorti une septième place miraculeuse pour Haas – oui, Haas ! –, tandis que Kimi Antonelli, Alex Albon et Ollie Bearman ont profité des disqualifications pour grappiller des points inespérés. Lance Stroll et Carlos Sainz, eux, ont été repêchés dans le top 10 après avoir passé la course à se traîner comme des âmes en peine. Mention spéciale à Fernando Alonso, qui a abandonné dès le début, hurlant “Je ne peux pas freiner !” dans sa radio. À 43 ans, on commence à se demander s’il ne parle pas de sa carrière.

La course elle-même ? Un jeu d’échecs stratégique autour des arrêts aux stands. Pirelli avait prédit deux changements de pneus, mais la plupart des pilotes, malins comme des renards, ont tenu avec un seul arrêt. Le nouveau bitume de Shanghai, plus accrocheur qu’un vendeur de tapis, a permis aux pneus de survivre au-delà des espérances notamment avec le train hard (Stroll aura bouclé plus de 30 tours). Seuls quelques audacieux, comme Hamilton ou Isack Hadjar, ont tenté le double arrêt, avec des résultats… mitigés. Ajoutez à cela une menace de pluie en fin de course – qui n’est jamais venue – et vous obtenez une tension inutile, histoire de pimenter un Grand Prix qui manquait cruellement de rebondissements.

PosPiloteTeamChronoPTS
1Oscar PiastriMcLaren1:30:55.02625
2Lando NorrisMcLaren+9.748s18
3George RussellMercedes+11.097s15
4Max VerstappenRed Bull Racing+16.656s12
5Esteban OconHaas+49.969s10
6Kimi AntonelliMercedes+53.748s8
7Alex AlbonWilliams+56.321s6
8Oliver BearmanHaas+1’01.303s4
9Lance StrollAston Martin+1’10.204s2
10Carlos SainzWilliams+1’16.387s1

Au final, Piastri s’impose comme le grand gagnant, avec une victoire qui sent la revanche et une déclaration d’intention pour le titre. “C’est ce que je méritais après la semaine dernière“, a-t-il lâché, sourire en coin. McLaren jubile, Ferrari pleure, et les fans se demandent encore pourquoi ils se lèvent à 4h du matin pour regarder ça. Prochain arrêt : Suzuka, dans deux semaines. Espérons que les ingénieurs aient appris à peser leurs voitures d’ici là et utiliser des fonds plus résistants à l’usure. Lando Norris reste en tête du classement provisoire alors que ça bâtonne sévère juste derrière. Côté motoristes, les teutons ont le smile avec un podium 100% équipé de moteurs Mercedes.

PosPiloteTeamPts
1Lando NorrisMcLaren Mercedes44
2Max VerstappenRed Bull Racing36
3George RussellMercedes35
4Oscar PiastriMcLaren34
5Kimi AntonelliMercedes18
6Charles LeclercFerrari18
7Lewis HamiltonFerrari17
8Alexander AlbonWilliams12
9Lance StrollAston Martin8
10Esteban OconHaas6
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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