Quel spectacle à Bahreïn ! Oscar Piastri, ce gamin australien qui fête à peine sa 50e course en F1, a collé une leçon magistrale à tout le monde lors du Grand Prix de Sakhir 2025. McLaren, pour la première fois, a planté son drapeau sur ce circuit maudit, et Piastri a fait ça avec un sourire narquois, laissant Ferrari et Red Bull se noyer dans leur propre médiocrité. George Russell a sauvé les meubles avec une P2 opportuniste, pendant que Lando Norris, malgré ses bourdes, a arraché un podium. Et devinez qui a fait une apparition remarquée ? Pierre Gasly, oui, le Français d’Alpine, qui a enfin marqué des points pendant que les cadors s’égaraient.
Piastri, le prof d’école qui donne des claques

Dès le départ, Piastri a mis les choses au clair : il est là pour gagner, pas pour faire de la figuration. Parti de la pole, il a gentiment ignoré la tentative désespérée de Russell, qui a bloqué ses pneus comme un rookie en panique au premier virage. Ensuite ? L’Australien a filé, construisant une avance si obscène qu’on aurait cru qu’il roulait dans une catégorie à part. « Un week-end incroyable, j’ai fini le boulot en beauté », a-t-il lâché, presque moqueur, en soulignant à quel point sa McLaren était une fusée. Un safety car a bien essayé de pimenter les choses, mais Piastri a redémarré comme si de rien n’était, laissant ses poursuivants dans la poussière. Résultat : 15 secondes d’avance à l’arrivée. Oui, 15. Ridicule.
Et cette victoire à Bahreïn, circuit qui a toujours snobé McLaren, a une saveur particulière. ” C’est spécial pour nos propriétaires,…” blablabla, a dit Piastri, probablement en riant intérieurement de l’ironie : les Bahreïnis doivent être ravis de voir leur argent enfin bien dépensé. En effet, la firme appartient à un fonds souverain du royaume.
Russell et Norris : merci, mais non merci

George Russell, deuxième, doit encore se demander comment il a survécu à la chasse de Norris. Le pilote Mercedes, sous le coup d’une enquête pour un DRS douteux, a tenu bon, mais franchement, il a eu chaud. Norris, lui, a fait du Norris : il s’est saboté tout seul avec une pénalité de cinq secondes pour avoir garé sa bagnole n’importe comment sur la grille. Un “out of box” dûment remarqué par Verstappen et les officiels. Malgré ça, il a remonté le peloton comme un forcené pour chiper la P3 à Leclerc dans un final haletant. « George était juste hors de portée », a-t-il marmonné, la mine défaite. Avec Piastri qui le talonne au championnat (74 points contre 77), Norris doit commencer à transpirer.
Ferrari et Red Bull : la grande débandade

Parlons des losers du jour : Ferrari et Red Bull. Les Rouges, avec Leclerc (P4) et Hamilton (P5), ont cru un instant qu’ils pouvaient jouer les trouble-fête. Raté. Leclerc s’est fait manger tout cru par Norris, et Hamilton a regardé le podium de loin, comme un touriste. Quant à Red Bull, c’est presque gênant. Max Verstappen, le champion, a vécu un calvaire. Des arrêts au stand catastrophiques – feux rouges bloqués, pneus récalcitrants – et des plaintes incessantes : « Je peux même plus freiner ! » P6, c’est presque un miracle pour lui. « Tout a foiré », a-t-il grogné, admettant que Red Bull est dans un bourbier. Résultat ? Il chute à la troisième place du championnat (69 points). Max, va falloir se réveiller. Allez, des évolutions sont prévues arriver bientôt, au plus tard lors du touchdown européen. Il va falloir encore faire avec à Jeddah…
Gasly, l’éclair dans la tempête

Au milieu de ce fiasco, Pierre Gasly a sorti la tête de l’eau. Le Français, parti P4 grâce aux pénalités des autres, a conduit comme un mémet de course, il a marqué les premiers points d’Alpine. « Un soulagement », a-t-il soufflé, pendant que son ex-coéquipier Esteban Ocon, chez Haas, se contentait d’une P8 correcte mais sans éclat après sa bévue de la veille en qualifs. Bravo les Bleus, mais ne vous emballez pas trop.
| Pos | Pilote | Team | Chronos |
|---|---|---|---|
| 1 | Oscar Piastri | McLaren | 1:35:39.435 |
| 2 | George Russell | Mercedes | +15.499s |
| 3 | Lando Norris | McLaren | +16.273s |
| 4 | Charles Leclerc | Ferrari | +19.679s |
| 5 | Lewis Hamilton | Ferrari | +27.993s |
| 6 | Max Verstappen | Red Bull | +34.395s |
| 7 | Pierre Gasly | Alpine | +36.002s |
| 8 | Esteban Ocon | Haas | +44.244s |
| 9 | Yuki Tsunoda | Red Bull | +45.061s |
| 10 | Oliver Bearman | Haas | +47.594s |
Le reste ? Un cirque
Le reste de la grille ? Un mélange de drames et d’anonymat. Carlos Sainz, percuté par Tsunoda, a fini dans le mur avec sa Williams en miettes – adieu les points. Tsunoda, lui, a quand même gratté la P9 pour Red Bull. Ollie Bearman (P10) a sauvé la mise pour Haas, mais les autres ? Kimi Antonelli (P11) a frôlé la gloire avant de s’effondrer, Fernando Alonso (P16) a roulé comme s’il était en vacances, et Jack Doohan (P15) court toujours après son premier point. Quant à Lance Stroll et Gabriel Bortoleto, P18 et P19, on se demande encore pourquoi ils étaient là.
Et maintenant ?

Piastri, avec cette deuxième victoire de la saison, s’installe confortablement comme l’épine dans le pied de tout le monde. Il va être bien difficile maintenant pour Mc Laren d’établir des priorités de leader…McLaren domine, et les autres doivent se regarder dans le miroir. « La fête va être énorme, mais je reste focus », a plaisanté l’Australien, qui sait très bien qu’il a mis une claque à la F1. Prochain arrêt : Jeddah, où Ferrari et Red Bull vont devoir arrêter de pleurnicher et montrer quelque chose. Sinon, Piastri risque de continuer à se marrer.
Prochain rendez-vous : Jeddah, 18-20 avril 2025.
| Pos | Pilote | Team | Total |
|---|---|---|---|
| 1 | Lando Norris | McLaren | 77 |
| 2 | Oscar Piastri | McLaren | 74 |
| 3 | Max Verstappen | Red Bull | 69 |
| 4 | George Russell | Mercedes | 63 |
| 5 | Charles Leclerc | Ferrari | 32 |
| 6 | Kimi Antonelli | Mercedes | 30 |
| 7 | Lewis Hamilton | Ferrari | 25 |
| 8 | Alexander Albon | Williams | 18 |
| 9 | Esteban Ocon | Haas | 14 |
| 10 | Lance Stroll | Aston Martin | 10 |