mardi, juin 18, 2024
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Pourquoi un tel glissement de Giani Barret dans la dernière?

Pour tout vous dire, on ne s’est loupé que de quelques minutes avec Hervé Pothin, team manager (même s’il s’en défend) du clan Giani Barret pour avoir les détails de cette exécrable P38 dans l’ES12. Le petit-ilois installé solide P2 depuis l’abandon de Thierry Law Long et la prise de lead par Meddy Gerville au terme de l’ES4 (abandon Law Long sur bris de l’arbre primaire entre les engrenages de la 1 et la 2) semblait promis à de gros points.

Alors aux prises avec Olivier Bardeur, Giani Barret parvenait à tenir cette place de dauphin en cravachant comme un diable face aux assauts du pilote de la Ford et comptait 8s8 d’avance sur Olivier à l’arrivée de l’ES10. La bataille était somptueuse entre ces deux là alors que Gerville avait creusé un écart confortable (50s sur Barret après ES10).

Quelques centaines de mètres après le départ de l’ES11 (Ermitage3), la Skoda se voyait perdre de la puissance de façon importante mais parvenait à s’extraire de ce tracé en descente en ayant concédé tout de même une quinzaine de secondes (en 5,800km) d’un bloc à Olivier Bardeur désormais P2 au cumul. A l’arrivée de la spéciale, Giani, garagiste de son état ouvrait le capot de la Skoda et identifiait une durit détachée au niveau de l’admission turbo avec un collier pendouillant. Equipé du nécessaire, il refixait cette durit d’admission et se dirigeait vers le départ de l’ultime chrono (Anse les Bas3) en ayant pour objectif de tenter de recoller Bardeur (écart alors de 7s en faveur de Bardeur). Bien décidé à tout tenter dans les 8,300km restant à parcourir, le petit-ilois voyait toute chance de reprendre une place de dauphin s’effacer dans le premier gauche d’Anse les Bas après seulement 300m. Pire encore, la durit d’admission s’était de nouveau dessertie et la Fabia se comportait désormais sans turbo. Sur ce profil montant, c’est même le podium qui échappait à Giani pour 3 dixièmes à l’arrivée compte tenu du rythme de Mannix Hoareau.

Maigre consolation, un petit-ilois sur le podium final !

« C’est vraiment rageant, » expliquait Hervé Pothin. « A l’arrivée d’Ermitage, Giani a même pensé à une bourde de l’équipe lors de la dernière assistance. En fait, nous venions de changer l’échangeur avant cette course et on avait même pris la précaution de commander des colliers chez Skoda. C’est une malheureuse pièce à 4€70 ! C’est vraiment dingue. C’est le prix de gros points de la deuxième place possible ! ils nous échappent pour seulement 4€70 ! Enfin, c’est le sport. En tous cas Giani a été à la lutte tout le week end et ça roule vraiment de mieux en mieux. C’est après avoir retiré la voiture du parc final qu’on a constaté que ces colliers étaient cassés et n’étaient pas simplement dessertis. Ce sont pourtant des pièces spécifiques venant de chez Skoda. Pas de bol !« 

cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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