vendredi, octobre 16, 2026
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Power en aiguillon, Palou en embuscade, des contacts…

Bienvenue à Long Beach, où l’IndyCar a décidé de transformer les rues en terrain de jeu pour monoplaces dopées à l’adrénaline. Ce vendredi, pour la première journée de roulage du 50e Grand Prix Acura, tous les yeux étaient rivés sur Alex Palou, l’ogre espagnol qui dévore les victoires comme d’autres les tacos. Mais surprise – ou pas –, c’est Will Power, l’Australien au sourire carnassier, qui a chipé la vedette. Pendant que certains s’amusaient à flirter avec les murs, Power a posé son empreinte sur le bitume.

Will Power, le vieux lion rugit encore

On ne va pas se mentir : voir Will Power en haut de la feuille des temps, c’est un peu comme retrouver un vinyle des Beatles dans une brocante – un classique indémodable. Avec un chrono de 1:07.3227 sur son dernier tour, armé des pneus Firestone alternatifs plus collants qu’un chewing-gum sous une table, le pilote Penske a rappelé pourquoi il a déjà soulevé deux trophées ici. Sa Chevrolet n°12 a survolé la séance, laissant Marcus Ericsson (Andretti Global) et Kyle Kirkwood (vainqueur 2023) se battre pour les miettes, respectivement à 0,0276 et 0,0296 seconde. Derrière, Marcus Armstrong et Felix Rosenqvist ont complété un top 5 serré comme un jean skinny, avec à peine 0,0648 seconde entre eux. Autant dire que la qualif pour le Firestone Fast Six, samedi, va ressembler à un combat de gladiateurs.

Mais ne nous emballons pas pour Power. Le bonhomme a beau jouer les cadors, il a aussi frôlé la catastrophe. En début de séance, un problème de freins arrière l’a envoyé valser dans une zone de dégagement, façon patineur artistique ratant son triple axel. « Quelque chose de bizarre », a-t-il marmonné, en omettant de préciser qu’il a failli transformer sa Chevy en sculpture contemporaine. Miraculeusement, il s’en est sorti sans toucher le béton. On ne peut pas en dire autant de tout le monde.

Palou en retrait, mais pas hors jeu

Et Alex Palou, dans tout ça ? Le double champion en titre, qui a démarré la saison en écrasant tout sur son passage, s’est contenté d’une septième place à 0,2079 seconde de Power. Pas de quoi paniquer pour le pilote Ganassi, qui sait mieux que quiconque que Long Beach n’est pas un sprint, mais un marathon. Son chrono de 1:07.5306 montre qu’il est dans le coup, même s’il a préféré jouer les stratèges plutôt que les kamikazes. Palou, c’est le genre de type qui vous laisse croire que vous avez une chance avant de vous planter un poignard dans le dos au dernier tour. Méfiance.

Pendant ce temps, Team Penske savourait son retour en grâce après le fiasco du Thermal Club, où Power avait limité la casse en sixième place pendant que Josef Newgarden et Scott McLaughlin jouaient les touristes en fond de grille. À Long Beach, Power a remis les pendules à l’heure, mais ses coéquipiers devront montrer autre chose que des spins et des excuses pour briller ce week-end.

Le béton, ce vieil ami

Long Beach, c’est un circuit urbain, et un circuit urbain, c’est une histoire d’amour toxique entre les pilotes et les murs. Pato O’Ward en a fait les frais dès son sixième tour, quand sa McLaren n°5 a embrassé le béton de la ligne droite après une sortie un peu trop optimiste du hairpin. Résultat : un bras de suspension tordu et une séance écourtée pour réparations. O’Ward a bien tenté un tour de vérification en fin de session, mais disons que son vendredi s’est terminé sur une note… froissée. Il n’a pas été le seul à danser avec le danger. Colton Herta et le rookie Louis Foster ont aussi visité les zones de dégagement, sans conséquence, mais avec ce petit frisson qui rappelle que Long Beach ne pardonne rien.

Andretti et Shank, les outsiders qui montrent les dents

Si Power a dominé, Andretti Global n’était pas en reste. Ericsson et Kirkwood dans le top 3, ça sent la confiance dans le garage. Kirkwood, qui connaît la chanson ici, rêve sans doute de rééditer son exploit de 2023. Ericsson, lui, continue de prouver qu’il n’est pas qu’un ancien vainqueur d’Indy 500. De son côté, Meyer Shank Racing a surpris avec Armstrong et Rosenqvist dans le top 5. Rosenqvist, poleman l’an dernier, semble avoir retrouvé son mojo après un passage à vide. Quant à Armstrong, il joue les révélations avec une aisance qui doit faire grincer des dents chez les favoris.

Un avant-goût de chaos

PosPiloteChronos
1Will Power01:07.3227
2Marcus Ericsson0.0276
3Kyle Kirkwood0.0296
4Marcus Armstrong0.0375
5Felix Rosenqvist0.0648
6Josef Newgarden0.1964
7Alex Palou0.2079
8Colton Herta0.3405
9Christian Lundgaard0.3881
10Scott Dixon0.4853

Cette première journée à Long Beach a posé le décor : Power est en forme, Palou attend son heure, et les murs guettent la moindre erreur. Avec un top 5 aussi serré, la qualif promet d’être un festival de nerfs tendus et de chronos au millième. Power, lui, sait que la pole est à portée de main, mais il devra éviter les caprices mécaniques et les excès d’optimisme. Quant à O’Ward, il a déjà un genou à terre – pas idéal pour un circuit où chaque tour ressemble à une partie de roulette russe.

Long Beach, c’est l’IndyCar dans ce qu’elle a de plus brut : du talent, du risque, et une bonne dose d’ego. Power a tiré le premier, mais Palou n’a pas dit son dernier mot. Et quelque part, entre les murs et le bitume, un pilote attend de transformer ce week-end en légende… ou en cauchemar.

IntituléLocalRéunionEuropeVietnam
Samedi 12 Avril
FP211h3022h3020h3001h30(J+1)
Qualifs14h3001h30(J+1)23h3004h30(J+1)
Dimanche 13 Avril
Warmup12h0023h0031h0002h00(J+1)
Course 90 tours16h3004h30(J+1)02h30(J+1)07h30(J+1)
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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