vendredi, octobre 9, 2026
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Quand Ferrari fait un hold-up en rouge et que Norris se prend pour Mad Max…

J’avais été pour le moins taquin au terme de la course Sprint…Bouffée d’orgueil des rouges en réaction. Austin, ce temple des cowboys modernes et des bolides turbochargés et hybridés, où les stars de la F1 tentent de transformer un week-end texan en défilé de mode et en festival de penalités. Le Circuit des Amériques, véritable colisée pour ces gladiateurs des temps modernes, a une fois de plus livré une course épicée. Une course où Charles Leclerc, alias « le Prince de Monaco », a décidé de ravir tout le monde en jouant les tireurs d’élite dès le premier tour, tandis que Lando Norris, a tenté d’imiter Mad Max… mais a plutôt fini en Max Mad, se faisant punir par une pénalité. Ferrari a fait un doublé, et Red Bull est reparti avec des miettes – bon, ok, des miettes dorées, mais des miettes quand même.

Un départ tout feu, tout flamme

Lando Norris, confortablement installé en pole position, pensait qu’il avait tout sous contrôle. Mais c’était sans compter sur Max Verstappen, qui décidément ne peut s’empêcher de jouer des coudes au départ, et Charles Leclerc, qui a pris son rôle de « sniper » un peu trop au sérieux. Dès le premier virage, le Néerlandais a poussé Norris hors des limites de la piste – vous savez, ce petit jeu de « qui va se laisser intimider le premier » – et Leclerc en a profité pour se glisser en tête. Un coup de maître digne d’un pilote d’élite. Le Monégasque a alors enchaîné les tours comme s’il était sur des rails, pendant que son équipier, Carlos Sainz, jouait les sous-marins, profitant d’un undercut diabolique pour passer devant Verstappen lors de son arrêt au stand.

Sainz, la force tranquille

Pendant que Leclerc filait vers la victoire, Sainz a assuré un deuxième podium pour Ferrari, offrant à la Scuderia son premier doublé aux États-Unis depuis… attendez… Schumacher et Massa en 2006 ! Oui, vous avez bien lu, deux Ferrari sur le podium. Autant dire que les fans en rouge étaient plus bruyants que jamais. Une performance qui a un goût de revanche pour Sainz, qui n’avait pas goûté aux joies d’un podium depuis l’Australie. Le tout après avoir déclaré à la radio qu’il sentait de l’essence dans la voiture. Rien de tel pour ajouter un peu de frisson à la course.

Max contre le monde, ou plutôt, Max contre Lando

Mais revenons à nos deux protagonistes principaux : Norris et Verstappen. Le champion en titre, qui n’a plus vu la plus haute marche du podium depuis des lustres (8 courses sans victoire en course principale pour être exact), semblait bien parti pour décrocher un nouveau podium sans éclat. C’était sans compter sur Norris, qui, décidément, ne se contente plus de jouer les figurants. Après une bataille acharnée avec Verstappen, Norris est passé en P3, mais sa joie fut de courte durée. Red Bull n’a pas tardé à dégainer la fameuse phrase : « Il a dépassé hors des limites de la piste ! ». Et bim, cinq secondes de pénalité pour Norris. Résultat : adieu le podium et bonjour la frustration.

Piastri, le discret, et Russell, l’éclaireur de fond de grille

Pendant que Norris voyait ses espoirs s’effondrer, son coéquipier Oscar Piastri bouclait une course plutôt discrète mais efficace en P5, consolidant sa position de meilleur « rookie » de l’année. Chez Mercedes, George Russell, parti de la voie des stands après une collision avec le mur en qualifications, a fait son petit bonhomme de chemin pour remonter en P6. Un véritable numéro d’équilibriste, ponctué par une petite touche de comédie quand Toto Wolff s’est emporté à la radio contre une pénalité infligée à son protégé. « Une blague totale », selon lui. Comme si tout ce cirque n’était pas assez comique.

Hamilton, l’ombre de lui-même

Et que dire de Lewis Hamilton, ce vétéran des Grands Prix américains  avec 5 victoires au palmarès ? Eh bien, il n’aura même pas eu le temps de transpirer. Parti en P12, il s’est retrouvé dans les graviers dès le troisième tour. Fin de la course, sortie du Safety Car, et une première pour Hamilton : son premier abandon sur le sol américain. Autant dire que le « King of the States » (6 victoires aux USA en comptant Indianapolis) a vécu un cauchemar . L’ironie ? Il a provoqué le premier Safety Car depuis… le Grand Prix du Canada, 10 courses en arrière. Une statistique qui va sûrement faire sourire ses détracteurs.

Colapinto et Lawson, les étoiles montantes

Dans cette marée de noms familiers, un petit nouveau a fait sensation : Franco Colapinto. Le jeune pilote Williams, déjà pointé du doigt comme un talent à suivre, a décroché son deuxième point en quatre courses, tout en flirtant avec le titre du « tour le plus rapide », avant qu’Esteban Ocon ne vienne lui voler ce précieux point avec une manœuvre en fin de course. Dans une Williams, cela s’apparente à une victoire.

De son côté, Liam Lawson, de retour en F1 après un passage éclair, a lui aussi marqué les esprits avec une solide P9 pour Red Bull. Pas mal pour un « remplaçant » qui, il faut le dire, a parfois plus de charisme que certains titulaires de la grille.

Et derrière ? Une course de pénalités, des spins, et beaucoup de désillusions

En fond de grille, c’était le chaos. Yuki Tsunoda a réussi l’exploit de tourner sur lui-même à l’épingle du virage 1, tombant à P14. Quant à Kevin Magnussen, il a dû rentrer aux stands en urgence pour réparer des dégâts, et a terminé à la porte des points en P11, continuant la malédiction Haas d’être le roi des « presque ». Mention spéciale également à Valtteri Bottas et Zhou Guanyu, toujours fidèles à eux-mêmes en ratant les points une fois de plus. Il semble que chez Sauber, marquer des points est aussi rare qu’un miracle.

Le mot de la fin

Avec cette victoire, Leclerc a prouvé qu’il est encore l’un des meilleurs pilotes de la grille, même dans une Ferrari qui n’a souvent servi qu’à récolter des lauriers en bois ces dernières années, il faut ajouter grandement aidé par une stratégie d’équipe parfois (souvent !) approximative. Sainz a montré qu’il savait encore piloter sous pression, et Verstappen, malgré une voiture pas au top, a sauvé les meubles en terminant sur le podium, bien qu’il soit resté à 19 secondes de la victoire. Quant à Norris, il pourra méditer sur cette pénalité en sirotant un thé anglais bien amer.

Austin 2024 restera dans les mémoires comme la course où Ferrari a repris du poil de la bête, où Hamilton s’est embourbé dans les graviers, et où Norris a prouvé qu’il pouvait défier Verstappen… du moins jusqu’à ce que les commissaires viennent lui rappeler les limites de la piste.

PosPiloteVoitureChronoPoints
1Charles LeclercFerrari1:35:09.63925
2Carlos SainzFerrari+8.562s18
3Max VerstappenRed Bull Racing Honda RBPT+19.412s15
4Lando NorrisMcLaren Mercedes+20.354s12
5Oscar PiastriMcLaren Mercedes+21.921s10
6George RussellMercedes+56.295s8
7Sergio PerezRed Bull Racing Honda RBPT+59.072s6
8Nico HulkenbergHaas Ferrari+62.957s4
9Liam LawsonRB Honda RBPT+70.563s2
10Franco ColapintoWilliams Mercedes+71.979s1
Classement final COTA 2024

Ce résultat a certainement donné à Ferrari une poussée significative dans la bataille des constructeurs, avec 496 points, ce qui signifie qu’ils sont derrière Red Bull, toujours deuxième mais avec un avantage de seulement huit points, alors que McLaren reste en tête avec 544. Il serait plus que temps pour les RedBull que Checo se joigne à la fête. Et pourquoi pas lors de la prochaine manche dès le week end prochain, la home race de Pecco au Mexique ?!

Au classement des pilotes, Leclerc reste troisième mais est maintenant à seulement 22 points de Norris en deuxième position. Verstappen, quant à lui, a étendu son avance sur Norris de 57 points.

PosPiloteEcuriePTS
1Max VerstappenRed Bull Racing Honda RBPT354
2Lando NorrisMcLaren Mercedes297
3Charles LeclercFerrari275
4Oscar PiastriMcLaren Mercedes247
5Carlos SainzFerrari215
6Lewis HamiltonMercedes177
7George RussellMercedes167
8Sergio PerezRed Bull Racing Honda RBPT150
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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