vendredi, octobre 9, 2026
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Rowland pouffe, Jaguar pleure et la Floride passe en électrique…

Après avoir joué les globe-trotters électrifiés à São Paulo en décembre 2024, Mexico en janvier, et Jeddah pour un double rendez-vous en février, le Championnat de Formula E pose ses valises – ou plutôt ses batteries – à Miami ce week-end du 12 avril 2025. La Floride, fraîchement libérée des hordes d’étudiants en Spring Break, accueille la cinquième manche de cette onzième saison sur le mythique Homestead-Miami Speedway. Exit les stock-cars ronflants, place aux monoplaces silencieuses mais survoltées du Formula E World Championship. Pour les équipes locales – Andretti, Cupra Kiro et DS Penske –, c’est l’heure de briller devant un public yankee qui risque de trouver ça bizarre, un sport auto sans V8 ni odeur d’essence. Vont-ils hurler au scandale communiste ? Certains, sans nul doute possible…on ne se refait pas ! En ce qui concerne le taux de remplissage du Homestead…

Miami, c’est un retour aux sources façon lifting Botox. La ville avait déjà vu les pionniers de la Formula E s’électrocuter les pneus lors de la saison inaugurale, il y a dix ans pour le E-Prix Miami Beach, sur le circuit de rue de Biscayne Bay. Aujourd’hui, on change de décor pour le Homestead-Miami Speedway, un ovale bling-bling avec ses touches turquoise et violet qui hurlent Art Déco – on dirait presque un décor de GTA Vice City. Le tracé ? Une version antihoraire de 3,551 km, avec 15 virages, des lignes droites rapides, des zones de freinage brutales, et un mode Attack placé au virage 4 pour pimenter le tout. “Un nouveau circuit, c’est un terrain neutre pour tout le monde”, dixit Frédéric Bertrand de Mahindra Racing. Mouais, on verra si ça suffit à secouer la hiérarchie ou si c’est juste une excuse pour masquer les futures déculottées.

En tête du classement, Oliver Rowland, le Britannique de Nissan, rigole doucement avec ses 68 points et deux victoires en quatre courses. São Paulo lui a filé une pénalité pour surconsommation d’énergie – merci les ingénieurs Nissan qui ont cru pouvoir tricher en douce –, mais depuis, il enchaîne les succès comme un métronome : Mexico, Jeddah, et même un podium bonus en Arabie Saoudite. Avec 17 points d’avance sur Taylor Barnard (McLaren), un gamin de 20 ans qui collectionne les records comme d’autres les vignettes Panini (ou Pokemon pour les plus jeunes) – plus jeune poleman, plus jeune podium, plus jeune tout –, Rowland s’impose comme le patron de ce début de saison Gen3 Evo. Derrière, Antonio Felix da Costa (Porsche) complète le podium provisoire avec 39 points, soit 29 unités de retard. Autant dire que pour rattraper le leader, il faudra plus qu’un miracle ou une attaque éclair en mode Attack.

Côté vainqueurs, Maximilian Günther (DS Penske) et Mitch Evans (Jaguar) ont aussi goûté au champagne cette saison, mais pour Jaguar, c’est plutôt la soupe à la grimace. Les champions en titre chez les constructeurs ont démarré fort avec Evans qui a joué les remontadas de fou à São Paulo – de dernier à premier, rien que ça –, mais depuis ? Dix petits points en trois courses. Evans enchaîne les DNF comme un rookie, et Nick Cassidy, son coéquipier, a enfin marqué des points à Jeddah après trois zéro pointé. Quant à Pascal Wehrlein, champion pilotes en titre chez Porsche, c’est le yoyo : pole à São Paulo suivie d’un crash spectaculaire façon tortue sur le dos, pole et podium à Mexico, puis des places de figurant à Jeddah. Huitième au général, il doit se demander où est passé son mojo.

Pour Miami, les anciens comme Buemi, di Grassi, Vergne, da Costa et Bird – survivants du premier E-Prix floridien il y a dix ans – vont essayer de jouer les nostalgiques. Les équipes US, elles, rêvent d’entendre “Sweet Home Alabama” sur le podium, mais avec un circuit inédit, c’est quitte ou double. Le Gen3 Evo, ce joujou qui passe de 0 à 100 km/h en 1,82 seconde – plus rapide qu’une F1, mais sans le rugissement viril et si nécessaire –, promet du spectacle avec ses quatre roues motrices en duel de qualifs, au départ, et en mode Attack. Reste à voir si Homestead sera un festival d’action ou un défilé soporifique derrière Rowland.

Bientôt au tiers de la saison, Rowland mène la danse, Barnard surprend, et les favoris comme Jaguar ou Porsche patinent. Miami pourrait tout changer, ou juste confirmer que cette saison 11 est déjà pliée. Une chose est sûre : entre le soleil, les palmiers et les crashs potentiels, ça risque de chauffer. Quant au suspense…suspens !

IntituléLocalRéunionEuropeVietnam
Vendredi 11 Avril
FP116h3000h30(J+1)22h3003h30(J+1)
Samedi 12 Avril
FP207h3015h3013h3018h30
Qualifs09h4017h4015h4020h40
Course14h0522h0520h0501h05(J+1)
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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