samedi, octobre 17, 2026
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St Jean d’Angely, centre du monde MXGP ce week end !

Après les tango poussiéreux d’Argentine et les flamenco sableux et humides d’Espagne, le MXGP pose ses valises dans le sud-ouest de la France, à Saint-Jean d’Angély, pour le Grand Prix d’Europe. Bienvenue dans les Charentes-Maritimes, où le club local bichonne le terrain du Pay de Poursay comme un bon vin de Bordeaux. Ce circuit, avec ses bosses spectaculaires et ses gradins prêts à vibrer sous les hurlements des fans français, s’apprête à accueillir la troisième manche du championnat. Les pilotes tricolores, eux, sont déjà survoltés, dopés à l’idée de briller devant un public qui rêve de voir autre chose qu’un Slovène ou un Néerlandais leur voler la vedette.

Saint-Jean, c’est un monument du motocross hexagonal : 18 GP et deux Motocross des Nations (2000 et 2011) au compteur, plus que n’importe quel autre circuit français. Depuis 1984, quand l’Autrichien Heinz Kinigadner y a triomphé pendant que Jacky Vimond faisait chavirer les cœurs locaux, ce bout de terre charentaise est une institution. L’an dernier, en 2024, le MXGP de France a offert son lot de surprises : Lucas Coenen et Tim Gajser ont raflé les lauriers, mais Romain Febvre, héros national, a goûté au podium avant qu’une pénalité ne vienne gâcher la fête. Le Kawasaki boy doit encore avoir les nerfs à vif, et les fans attendent sa revanche. En MXGP, la saison a démarré fort avec un doublé français en Argentine (Renaux devant Febvre), mais Gajser a remis les pendules à l’heure en Espagne, chipant la plaque rouge et 20 points d’avance. Derrière, Renaux patine à un point de Febvre – ça sent la bagarre maison ! En MX2, Kay de Wolf mène la danse pour Husqvarna, six points devant Liam Everts, tandis que Thibault Benistant, remis de sa gamelle de l’an dernier ici même, rêve de podium. Ça promet du spectacle, entre boue, ego et espoirs déçus !

MXGP : Gajser rit, les Français grincent des dents

Dans la catégorie reine, les Français ont de quoi ronger leur frein. Après une saison 2024 sans la moindre victoire, le doublé Renaux-Febvre en Argentine avait fait pousser des ailes aux supporters. Mais patatras, Maxime Renaux s’est vautré en Espagne, laissant la plaque rouge à Tim Gajser, qui rigole dans sa barbe slovène avec 20 points d’avance. À Saint-Jean, Renaux n’a jamais brillé – un cinquième place en 2022, et une absence l’an dernier pour blessure. Pas de quoi pavoiser. Febvre, lui, a plus de galons ici : une victoire en 2016, deux podiums (2022 et 2024), malgré un pouce amoché l’an dernier qui a torpillé ses rêves de titre. Le Kawasaki man a une revanche à prendre, et les fans tricolores avec lui.

Mais Gajser, ce rouleau compresseur, n’en a cure. Trois victoires d’affilée ici (2019, 2022, 2024), cinq courses gagnées, jamais hors du podium : le Slovène est chez lui à Saint-Jean. Son 50e GP remporté en Espagne le place en patron incontesté. Derrière, Glenn Coldenhoff (Fantic) a surpris avec une deuxième place à Cozar, mais ce circuit ne l’aime pas – sixième au mieux, trois fois ! Quant au rookie Lucas Coenen (KTM), ex-star locale en MX2 avec des doublés en 2022 et 2023, il a tout gâché en Espagne avec des chutes. Un sursaut belge en MXGP ? On demande à voir. Côté frenchies, Tom Guyon pourrait écrire l’histoire en tant que premier pilote Triumph en MXGP, avec un passé glorieux ici en EMX125. Mais face à Gajser, la route est longue, et les espoirs tricolores risquent encore de finir dans la boue.

MX2 : De Wolf vacille, Benistant espère

En MX2, c’est le bazar habituel, et on adore ça. Kay de Wolf, champion en titre, tient la plaque rouge, mais c’est laborieux : un 1-5 en Argentine, une régularité poussive en Espagne, et voilà six points d’avance sur son coéquipier Liam Everts. Ce dernier, roi de la gadoue à Cozar, doit prier pour la pluie ce week-end – en conditions sèches, son manque de préparation 2024 pourrait le plomber. Aucun des deux Husqvarna boys n’a gagné ici, alors que dire ? Simon Laengenfelder (KTM), abonné à la troisième place mondiale, n’a jamais vu le podium à Saint-Jean – quatrième en 2024, quel exploit. Pendant ce temps, Thibault Benistant (Yamaha) fait rêver les foules : un podium en 2022, une qualif gagnée en Espagne, et une revanche à prendre après sa chute de l’an dernier ici. Sixième au général, il veut remonter. On pense aussi très fort au pilote réunionnais Quentin Prugnières qui a signé deux P7 en Espagne malgré des départs difficiles et est actuellement P10 du championnat provisoire. Côté surprises, Ferruccio Zanchi (Honda) a claqué son premier podium à Cozar, une rareté pour la marque japonaise. Et Mathis Valin (Kawasaki), blessé en Espagne, espère briller à domicile pour son premier GP tricolore. À Saint-Jean, entre la foule en délire et les rebondissements, on trinque déjà au Bordeaux pour un week-end qui s’annonce épique !

IntituléDuréeLocalRéunionVietnam
Samedi 22 Mars
MX2 FP25′10h2513h2516h25
MXGP FP25′10h5513h5516h55
MX2 Chronos30′13h1516h1519h15
MXGP Chronos30′13h5016h5019h50
MX2 Q Race20’+2tours16h2019h2022h20
MXGP Q Race20’+2tours17h1020h1023h10
Dimanche 23 Mars
MX2 Warmup15′09h2512h2515h25
MXGP warmup15′09h4512h4515h45
MX2 Race130’+2tours12h1515h1518h15
MXGP Race230’+2tours13h1516h1519h15
MX2 Race230’+2tours15h1018h1021h10
MXGP Race230’+2tours16h1019h1022h10
cedric garcia
cedric garciahttps://www.motorsmag.fr
Grand sorcier du monde automobile, plume aiguisée, journaliste aguerri et reconnu, présentateur hors-pair.

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