Le MotoGP 2025 démarre ce week end, et déjà, on dirait un soap opera avec des motos à la place des trahisons conjugales. Exit le traditionnel coup d’envoi à Losail, sous les projecteurs qataris et les pétrodollars bien lustrés : cette année, c’est Buriram, en Thaïlande, qui hérite de la pole position du calendrier. Une première historique qui, entre chaleur moite et humidité à faire fondre un pneu slick, promet de transformer les pilotes en éponges sur roues. Et comme si ça ne suffisait pas, le champion en titre, Jorge Martin, a décidé de jouer les convalescents dès le départ. Fractures à la main gauche après un crash d’entraînement – et pas la même qu’il s’était déjà pétée en pré-saison, parce que pourquoi faire simple ? – le voilà cloué à Barcelone, vissé chirurgicalement avec des vis dans le radius et le scaphoïde. Pendant ce temps, Lorenzo Savadori, le remplaçant de service chez Aprilia, va tenter de faire illusion. Spoiler : ça risque de sentir le roussi.

Mais ne pleurons pas trop pour Martin, parce que le vrai feuilleton de cette saison, c’est ailleurs qu’il se joue. Marc Marquez, le roi du comeback et du chaos, a décidé de poser ses valises chez Ducati officielle, aux côtés de Francesco “Pecco” Bagnaia. Oui, vous avez bien lu : le sextuple champion MotoGP, après une escapade chez Gresini, s’invite dans l’écurie rouge aux côtés du double tenant du titre (enfin, ex-tenant, vu que Martin lui a chipé la couronne en 2024). Deux coqs dans le même poulailler, et pas n’importe lesquels : un Marquez affamé de revanche et un Bagnaia qui n’a pas l’intention de partager ses jouets. Ça promet des étincelles, et pas seulement sur la piste.
Revenons à Buriram, parce que ce circuit, c’est un peu la marmite du diable. Depuis son arrivée au calendrier en 2018, il nous a offert du spectacle à faire pâlir un blockbuster hollywoodien. Souvenez-vous : Marquez chipant la victoire à Dovizioso dans le dernier virage en 2018, une baston mémorable avec Quartararo en 2019, Oliveira domptant la pluie en 2022 comme un surfeur portugais, et Bagnaia dansant sous l’averse en 2024 pour mettre Martin à 22 points au championnat. Cette fois, avec des températures qui flirtent avec les 35°C et une humidité à 80 %, on risque moins de glissades aquatiques mais plus de pilotes qui finissent en mode sauna ambulant. Les pneus vont hurler, les mécaniques vont transpirer, et les spectateurs thaïlandais – toujours aussi hystériques – vont hurler encore plus fort. Ça tombe bien, on adore le bruit.

Mais parlons du mercato, parce que cette intersaison a été un véritable jeu de chaises musicales version vitesse grand V. Marquez chez Ducati, c’est le transfert qui fait saliver. Après des années à se battre avec des Honda récalcitrantes, le voilà sur une machine qui gagne – et pas qu’un peu. Bagnaia, lui, reste le patron en titre de l’écurie, mais il va devoir partager le garage avec un type qui n’a jamais appris à jouer les seconds violons. La cohabitation s’annonce explosive. Pecco, avec son style fluide et sa précision chirurgicale, face à Marquez, l’as du pilotage à la limite et du coup de coude bien placé – ça va être un duel de titans ou une guerre civile en combinaison rouge. Les ingénieurs Ducati doivent déjà se ronger les ongles : comment gérer deux ego aussi surdimensionnés sans que l’atelier prenne feu ?

Et pendant ce temps, les autres ne sont pas en reste. Fabio Quartararo, toujours chez Yamaha, va essayer de redonner des couleurs à une M1 qui a passé trop de temps à manger la poussière des Ducati. Maverick Viñales chez Aprilia, désormais orphelin de Martin, aura la lourde tâche de porter l’écurie, tandis que Pedro Acosta, le rookie qui n’en est plus un, continue de faire trembler les anciens chez KTM. Mais soyons honnêtes : tous les regards seront braqués sur le duo Marquez-Bagnaia. Vont-ils se tirer la bourre dès les essais libres ? S’échanger des politesses en conférence de presse avant de s’étriper en piste ? Ou carrément se rentrer dedans au premier virage ? Avec Marquez, tout est possible – c’est bien pour ça qu’on l’aime (ou qu’on le déteste, selon votre camp).
Alors, cette saison 2025 qui s’ouvre dans la moiteur thaïlandaise, sans champion en titre mais avec un casting digne d’un thriller, a tout pour nous tenir en haleine. Buriram va lancer les hostilités, et entre la chaleur, les rivalités et les motos qui rugissent, on risque de transpirer autant que les pilotes. Marquez et Bagnaia sous le même toit Ducati, c’est une bombe à retardement – reste à savoir qui allumera la mèche. Quant à Martin, on lui souhaite un bon rétablissement, mais quelque chose nous dit qu’il va ronger son frein en regardant ses rivaux s’expliquer sans lui. Que le spectacle commence, et que les pneus fondent !
| Intitulé MotoGP | Durée | Local | Europe | Réunion |
| Vendredi 28 Février | ||||
| FP1 | 45′ | 10h45 | 04h45 | 07h45 |
| Practice | 60′ | 15h00 | 09h00 | 12h00 |
| Samedi 1er Mars | ||||
| FP2 | 30′ | 10h10 | 04h10 | 07h10 |
| Qualifs | 40′ | 10h50 | 04h50 | 07h50 |
| Sprint Race | 13 laps | 15h00 | 09h00 | 12h00 |
| Dimanche 2 Mars | ||||
| Warm up | 10′ | 10h40 | 04h40 | 07h40 |
| Grand Prix | 26 laps | 15h00 | 09h00 | 12h00 |