La saison de Formule 1 2025 s’ouvre avec le Grand Prix d’Australie, et autant dire que cette première course ressemble à une farce grandeur nature, orchestrée par une météo capricieuse et certains pilotes qui semblent avoir oublié comment tenir un volant sous la pluie. Préparez-vous pour 58 tours de chaos, de glissades, et d’un podium qui, à mi-parcours, semblait aussi prévisible qu’un lancer de dés dans un casino de seconde zone.
Qualifications : McLaren brille, Ferrari sombre, et les stands pleurent
Commençons par les qualifs, où McLaren a décidé de montrer au monde qu’ils savent faire autre chose que des voitures orange moches. Lando Norris claque sa 10e pole en carrière, suivi de près par son coéquipier Oscar Piastri, histoire de verrouiller la première ligne sous un ciel sec qui ne restera pas longtemps clément. Derrière, c’est le drame : Verstappen et Russell, qui s’aiment autant qu’un chat et une baignoire, squattent la deuxième ligne, prêts à s’écharper dès le premier virage. Les Ferrari ? Éjectées du top 6, une première depuis 2012. On imagine Leclerc et Hamilton en train de se consoler avec un espresso en se demandant où est passée leur voiture rouge censée être rapide.

Et puis il y a les loosers du jour : Oliver Bearman (Haas) et Liam Lawson, condamnés à partir des stands pour des soucis techniques – boîte de vitesses pour l’un, aileron capricieux pour l’autre. Pendant ce temps, la F2 matinale tourne au fiasco avec deux drapeaux rouges. Le pauvre Isak Hadjar, 20 ans, plante sa Racing Bulls tout seul dans le mur au tour de formation. Solide P11 en qualifications gâchée en deux virages.

Départ : la pluie, le vent, et des commissaires en tongs
Jour de course, 15°C dans l’air, 18°C sur la piste, et une pluie qui a décidé de transformer Albert Park en pataugeoire géante. Le vent souffle des feuilles partout, les lignes blanches glissent comme du savon, et les rookies (Bearman, Antonelli, Doohan) doivent se demander pourquoi ils ont signé pour ça. Le départ est retardé après le crash d’Hadjar, et les commissaires, visiblement formés à l’école du tourisme plutôt qu’à celle de Monaco, mettent un quart d’heure à dégager la carcasse. On finit par lancer un nouveau tour de formation à 15h15 local, sous des bourrasques qui promettent du spectacle.

Tout le monde s’élance enfin, et là, c’est parti pour le rodéo. Verstappen, fidèle à son style bulldozer, passe Piastri dès le premier tour et colle Norris comme une sangsue. Leclerc, en embuscade, grimpe à P5. Mais voilà, Jack Doohan, rookie chez Alpine, décide que les murs sont plus attirants que la piste et s’encastre dans la ligne droite. Safety car. À peine le temps de dire “ouf” que Sainz, le vainqueur 2024, part à la faute entre les virages 13 et 14… sous safety car. Sérieusement, Carlos ? Les commissaires, toujours aussi lents, obligent tout le monde à passer par la pitlane pour évacuer la Williams. On dirait une parodie de course.
Relance : McLaren parade, Verstappen patine, et la pluie joue les trouble-fête
Après trois tours de safety car à faire du surplace, la piste commence à sécher. Relance au 7e tour : Norris et Verstappen s’échappent, Piastri perd le contact, et Alonso et Tsunoda se retrouvent sous enquête pour avoir oublié la règle des 10 voitures d’écart. Les commissaires, trop occupés à siroter leur café, ne sanctionneront finalement rien.

Au 11e tour, Norris met un coup de collier et largue Verstappen, qui commence à sentir que sa Red Bull n’aime pas trop l’humidité. Au 15e, la pluie menace de revenir, et au 17e, Max bloque sur un freinage tardif, laissant Piastri lui chiper la P2. À ce stade, les McLaren dansent, Verstappen râle, et Hamilton annonce des soucis de boîte – classique chez sa splendeur, on dirait un running gag.
Au 27e tour, Verstappen est à la ramasse, 15 secondes derrière Piastri. Les McLaren paradent, Norris devant son coéquipier australien, qui reste à moins d’une seconde. Mais au 32e, Piastri fait un détour par le bac à sable, perd du terrain, et le mur des stands lui donne enfin le feu vert pour attaquer. Trop tard, Oscar. Deux tours plus tard, Alonso, le vétéran de 43 ans, se plante tout seul. Safety car, encore. Tout le monde passe aux hard – sauf Verstappen et quelques optimistes en medium qui croient encore au miracle.
Final : un sprint dingue sous la pluie

Tour 44, la pluie revient, et les McLaren, jusque-là intouchables, partent dans le décor toutes seules. Piastri reste coincé dans l’herbe, Norris plonge aux stands, et Verstappen se retrouve en tête le temps d’un tour en slicks avant de plonger aux pits. Hamilton joue les héros en slicks sous la pluie, mais ça ne dure pas. Tour 47, nouveau safety car après les sorties de Lawson et Bortoleto. Norris reprend les commandes, Verstappen est P4, et Ferrari, fidèle à sa stratégie légendaire, végète en fond de top 10.

Relance au 51e tour sous une piste trempée. Verstappen recolle à Norris avec le DRS en étant revenu à moins d’une seconde, mais Lando tient bon. Dernier tour : suspense insoutenable, Verstappen à moins d’une seconde, mais Norris s’impose avec panache. Russell complète le podium, Antonelli (P5 après pénalité) et Mercedes sauvent les meubles. Piastri, revenu de nulle part, finit P9. Ferrari ? P8 et P10. Une masterclass de médiocrité stratégique. C’est la première fois depuis fin 2022 que son altesse Verstappen ne pointe pas en tête du Championnat du Monde.
| Pos | Pilote | Ecurie | Chrono | PTS |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Lando Norris | McLaren Mercedes | 1:42:06.304 | 25 |
| 2 | Max Verstappen | Red Bull Racing Honda RBPT | +0.895s | 18 |
| 3 | George Russell | Mercedes | +8.481s | 15 |
| 4 | Alexander Albon | Williams Mercedes | +12.773s | 12 |
| 5 | Andrea Kimi Antonelli | Mercedes | +15.135s | 10 |
| 6 | Lance Stroll | Aston Martin Aramco Mercedes | +17.413s | 8 |
| 7 | Nico Hulkenberg | Kick Sauber Ferrari | +18.423s | 6 |
| 8 | Charles Leclerc | Ferrari | +19.826s | 4 |
| 9 | Oscar Piastri | McLaren Mercedes | +20.448s | 2 |
| 10 | Lewis Hamilton | Ferrari | +22.473s | 1 |
Bilan : un GP à oublier pour les commissaires, à encadrer pour Norris
Ce Grand Prix d’Australie 2025 restera dans les annales comme un bordel météorologique où Norris a brillé, Verstappen a grogné du fait d’une voiture clairement moins performante que les autres top teams, et McLaren a failli tout gâcher en parvenant à sauver la mise grâce à la victoire de Norris. Les commissaires, eux, devraient postuler pour les JO du ramassage de feuilles. Mercedes réalise un hold up chez les constructeurs grâce à l’application de Russel et un résultat solide pour le jeune remplaçant d’Hamilton.
| Pos | TEAM | PTS |
|---|---|---|
| 1 | McLaren Mercedes | 27 |
| 2 | Mercedes | 25 |
| 3 | Red Bull Racing | 18 |
| 4 | Williams Mercedes | 12 |
| 5 | Aston Martin | 8 |