St. Petersburg ! Son soleil, sa brise marine et son tracé occasionnel qui transforme chaque course IndyCar en un spectacle chaotique digne d’une pièce de Shakespeare, avec des batailles, des trahisons et, bien sûr, un roi sur son trône.
Et qui d’autre que Sa Majesté Alex Palou pour ouvrir le bal de la saison 2025 en s’offrant une victoire aussi propre qu’efficace comme nous le pressentions avant le départ. Départ en huitième position ? Un petit contretemps. Stratégie ajustée en cours de route ? Une formalité. Le triple champion a fait ce qu’il sait faire de mieux : régaler tout le paddock avec une maîtrise clinique et rappeler à tous qu’il est l’homme à battre parfaitement assisté de son écurie.

Derrière, Scott Dixon a tout fait pour gâcher la fête, mais même sans radio pour les 90 derniers tours, il a dû se contenter de la deuxième place. Imaginez un général menant son armée sans communication, à l’ancienne, avec des signaux de fumée et des corbeaux voyageurs. Mais malgré tout, il finit derrière son coéquipier. Cruel, mais juste.

Quant à Josef Newgarden, il décroche une place sur le podium, probablement en se demandant où son équipe a perdu le mode d’emploi pour gagner cette course. Peut-être rangé quelque part avec les espoirs de Will Power, qui fêtait son 44e anniversaire avec une treizième place bien indigeste. Il aurait peut-être mieux fait de souffler ses bougies ailleurs.

Et que dire de Scott McLaughlin, auteur de la pole et grand favori de la veille ? Malheureusement pour lui, mener 40 tours ne sert pas à grand-chose quand la stratégie est aussi fiable qu’un GPS sous un tunnel. Son équipe Penske pourra toujours se consoler en se disant qu’il a terminé quatrième, ce qui, dans l’univers cruel du sport auto, est synonyme de “belle tentative, mais non”.
La grande star du jour, outre Palou, c’est sans doute Firestone et ses nouveaux pneus alternatifs à l’usure accélérée. Une innovation censée pimenter la course, et qui a surtout ajouté un brin de panique aux stands, les stratèges hésitant entre un, deux, trois ou même quatre arrêts. Résultat : un joyeux bazar où certains pilotes ont semblé plus perdus que Fabio Quartararo en quête d’une victoire MotoGP en 2025.
Mais que serait une ouverture de saison sans ses anecdotes savoureuses ? Meyer Shank Racing s’est illustré en plaçant ses deux pilotes dans le Firestone Fast Six, une performance rare qui mériterait presque un trophée rien que pour l’effort. Pendant ce temps, Colton Herta continue d’être l’éternel “presque” de St. Pete avec une nouvelle deuxième place en qualification et un top 10 final frustrant.
| Pos | Pilote | POINTS | PIT STOP |
|---|---|---|---|
| 1 | Alex Palou | 51 | 3 |
| 2 | Scott Dixon | 41 | 3 |
| 3 | Josef Newgarden | 36 | 3 |
| 4 | Scott McLaughlin | 36 | 3 |
| 5 | Kyle Kirkwood | 30 | 3 |
| 6 | Marcus Ericsson | 28 | 3 |
| 7 | Felix Rosenqvist | 26 | 3 |
| 8 | Christian Lundgaard | 25 | 3 |
| 9 | Rinus VeeKay | 22 | 3 |
| 10 | Alexander Rossi | 20 | 3 |
En résumé ? Alex Palou démarre l’année en patron à 156,384km/h dans les rues de St Pete, Chip Ganassi Racing se frotte les mains, et le reste du plateau se demande déjà comment contrarier le rouleau compresseur espagnol. Spoiler : ce ne sera pas facile. Mais rassurez-vous, la saison est longue, et il y aura bien quelqu’un, quelque part, qui tentera de défier le roi. Peut-être. Un jour. Mais pas aujourd’hui.