Austin, Texas. Bienvenue dans le grand cirque de la Formule 1, version rodéo texan. D’habitude, à cette époque de l’année, tout le monde sait déjà que Max Verstappen a déjà plié la saison, enchaînant les victoires comme un cowboy attrapant des veaux. Mais cette année, surprise : le Néerlandais, triple champion du monde, traverse un petit désert. Sa dernière victoire remonte à juin 2024 en Espagne, et depuis, c’est le silence radio du côté de Red Bull. Huit courses sans victoire, ça fait tâche pour un pilote qui dominait le championnat d’une main de fer.
Pendant ce temps, Lando Norris et McLaren ont profité de cette léthargie pour s’imposer comme les principaux rivaux de Red Bull. Lando, qui n’avait jamais goûté à la victoire, a fait une entrée fracassante avec trois victoires cette saison, dont une lors du Grand Prix de Miami, marquant sa première victoire en carrière sur le sol américain. Autant dire qu’à Austin, Lando ne viendra pas seulement pour admirer les bottes de cow-boy ou dévorer un bon steak texan, mais bien pour tenter de réitérer l’exploit et pourquoi pas, combler en partie l’écart de 52 points qui le sépare toujours de Verstappen au championnat.
Verstappen : où est passé le taureau fougueux ?

On ne va pas se mentir, Max Verstappen n’est plus ce bulldozer qu’on voyait écraser tout sur son passage. Depuis cette fameuse victoire en Espagne, Max semble avoir perdu un peu de sa superbe. En fait, c’est simple : Red Bull n’a plus gagné une seule course depuis huit Grands Prix. Oui, vous avez bien lu. Même Max a dû oublier à quoi ressemble une première marche de podium (ou pas !). Il n’a pourtant pas jeté l’éponge, bien sûr. À Austin, il va essayer de redorer son blason et rappeler à tout le monde qui est le patron de la F1. Le bonhomme a suffisamment de caractère pour ça. Mais pour l’instant, il semble que les McLaren et Norris lui volent la vedette. Et au pays du rodéo, tous rêvent de dompter le taureau RedBull qui joue à domicile avec trois victoires consécutives depuis 2021.
À bien y regarder, l’Austin 2024 pourrait être un tournant décisif dans la saison. Soit Max réactive le mode “Super Saiyan” et claque une victoire comme au bon vieux temps, soit Norris continue sa folle remontée et transforme la fin de saison en duel épique. Dans tous les cas, une chose est sûre : Verstappen n’a plus gagné depuis 8 courses, et il commence sérieusement à ressentir la pression des McLaren en pleine forme (même pas peur !).
McLaren : retour des “underdogs”

Qui aurait pensé, au début de la saison, que McLaren deviendrait la principale menace pour Red Bull ? Et pourtant, avec Lando Norris, cette équipe historique a retrouvé des couleurs. Après des années à jouer les seconds couteaux, ils sont de retour en tête, bousculant la hiérarchie.
Depuis la mi-saison, McLaren a affûté ses armes, amélioré son package aéro et semble avoir trouvé la recette magique pour concurrencer Red Bull. Résultat : trois victoires pour Lando Norris et un statut de challenger crédible. Le Grand Prix de Miami a marqué un tournant pour l’équipe, avec la première victoire de Norris en Formule 1. Et quelle victoire ! Sur le sol américain, devant des fans en délire, Norris a enfin goûté à ce succès tant attendu par tant de pilotes que certains ne gouteront d’ailleurs jamais. Austin pourrait bien être le théâtre d’une nouvelle victoire McLaren, surtout si Verstappen continue à rester dans l’ombre.
Circuit des Amériques : un tracé taillé pour le spectacle

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos vaches texanes. Le Circuit des Amériques, long de 5,513 km, est un vrai défi pour les pilotes. Avec ses 56 tours, il demande une gestion impeccable des pneus, une stratégie affûtée et une concentration sans faille. Construit pour la vitesse et le spectacle, ce circuit combine virages serrés, longues lignes droites et dénivelés à vous couper le souffle. Il y a un peu de Suzuka, une pincée de Silverstone, et même une réminiscence du Nürburgring.
Le virage 1, surnommé “la montée de l’enfer” qui monte, monte, monte, avant de se jeter dans une descente où chaque pilote rêve d’imiter Evel Knievel, mais se contente finalement de garder ses quatre roues au sol, est l’une des particularités les plus marquantes. Une ascension raide, suivie d’un virage en aveugle qui plonge immédiatement dans une section technique. La moindre erreur se paie cash, et beaucoup de pilotes y ont déjà laissé des plumes.
Pour ajouter au challenge, il faut compter sur le fameux enchaînement de virages inspiré du “S” de Suzuka. C’est rapide, technique, et ça demande une voiture parfaitement équilibrée. Si McLaren veut continuer à briller, il va falloir que Lando et son équipe mettent tout en œuvre pour que leur monoplace soit aussi affûtée qu’un couteau de cowboy.
Et puis, il y a la ligne droite après le virage 11, qui s’étire sur plus d’un kilomètre. Ici, les pilotes déploient le DRS et poussent leurs moteurs à fond. C’est généralement là que se jouent les dépassements. Ceux qui aiment les combats à haute vitesse seront servis.
Le record du tour : Leclerc en 2019, mais pour combien de temps encore ?

Petit retour dans le passé : Charles Leclerc détient toujours le record du tour à Austin, avec un temps de 1’36.169, établi en 2019. À l’époque, Ferrari flirtait encore avec les sommets avant de sombrer dans une crise existentielle (et plusieurs saisons de galère). Mais avec les nouvelles performances de McLaren et les progrès des moteurs cette saison, il ne serait pas étonnant que ce record tombe enfin, soit sous les pneus de Norris, soit sous ceux de Verstappen s’il décide de se réveiller. Et pourquoi pas un baroud d’honneur des rouge ?
Qu’attendre d’Austin 2024 ?
Alors, que nous réserve ce Grand Prix d’Austin 2024 ? D’abord, espérons qu’il ne se résume pas à une simple balade pour Verstappen, même si tout est possible en F1. Son avance de 52 points sur Norris reste confortable, mais pas insurmontable. Lando, lui, est en pleine confiance. Avec sa première victoire américaine en poche, il sait qu’Austin pourrait être un terrain fertile pour un nouvel exploit.
Mais n’oublions pas les autres pilotes, qui pourraient bien venir jouer les trouble-fêtes. Lewis Hamilton et George Russell en Mercedes, ou encore l’autre pilote des orange: Piastri déjà vainqueur à deux reprises cette année. Fernando Alonso moitié américain depuis ses expériences à Indianapolis, toujours prêt à dégainer une performance de haut vol, pourraient se joindre à la bataille.

En résumé, si vous aimez le suspense, Austin est le rendez-vous à ne pas manquer. Verstappen, le cow-boy du paddock, saura-t-il dompter sa machine pour mettre fin à cette série sans victoire ? Ou Norris, l’étoile montante, continuera-t-il de briller sur le sol américain ? Réponse ce week-end, avec du rodéo, des pneus brûlés et peut-être, qui sait, une nouvelle surprise au bout de la ligne droite.
| Intitulé | Durée | Local | Europe | Réunion |
| Vendredi 18 | ||||
| FP1 | 60′ | 12h30 | 19h30 | 21h30 |
| Sprint Qualif | 44′ | 16h30 | 23h30 | 01h30 (J+1) |
| Samedi 19 | ||||
| Sprint | 60′ | 13h00 | 20h00 | 22h00 |
| Qualifs | 60′ | 17h00 | 00h00 (J+1) | 02h00 (J+1) |
| Dimanche 20 | ||||
| Course | 56 tours | 14h00 | 21h00 | 23h00 |